Il y aura bien une zone réservée sur le territoire de la commune de Val-de-Ruz. Les citoyens ont accepté l’arrêté à ce propos dimanche à 76,4% des voix, soit 3613 suffrages contre 1115. Le taux de participation s'est élevé à 37,1%.
Le résultat n'a pas étonné les membres du comité référendaire. La réactin d'Elvire Gioria :
Le Conseil communal de Val-de-Ruz avait appelé la population à faire un « choix raisonnable ». Il ne pouvait qu'être satisfait du résultat, à l'image de Roby Tschopp :
En cas de non, le Conseil d'Etat aurait agi par substitution et aurait été contraint de prononcer lui-même une zone réservée qui toucherait pour la commune de Val-de-Ruz environ le double de surface, et donc davantage de propriétaires.
La création d'une zone réservée « est une étape incontournable de la mise en vigueur de loi fédérale sur l'aménagement du territoire », avait rappelé le Conseil communal de Val-de-Ruz. Selon les critères fédéraux, le canton de Neuchâtel est surdimensionné dans sa zone à bâtir de 67 hectares, notamment au Val-de-Ruz.
Interdiction temporaire
Le 5 novembre 2018, le Conseil général de Val-de-Ruz a fixé la zone réservée à 12 hectares, soit une surface moindre que la proposition du Conseil d'Etat. Elle a été combattue par référendum par des propriétaires, qui craignent d'être mal indemnisés si leur terrain sort de la zone à bâtir.
La zone réservée est formée de l'ensemble des terrains soumis à une interdiction temporaire de construire de cinq ans. Son but est de garantir que les modifications de zones à bâtir étudiées restent possibles jusqu'à la décision finale. Les communes de Val-de-Travers, du Locle, de la Grande Béroche ou de Rochefort ont déjà mis en place des zones réservées. /ATS-mwi









