Le Canton tance l’exécutif chaux-de-fonnier

Une lettre de 4 pages pour remettre les pendules à l’heure. Le Conseil d’État s’est fendu d’une ...
Le Canton tance l’exécutif chaux-de-fonnier

Une lettre de 4 pages pour remettre les pendules à l’heure. Le Conseil d’Etat s’est fendu d’une lettre à l’exécutif chaux-de-fonnier. Il y exprime sa surprise de voir comment le Conseil communal a présenté les projets de réformes cantonales. Le Canton évoque des informations partielles, voire erronées

Le Conseil communal de La Chaux-de-Fonds donne des informations partielles ou erronées concernant les projets de réformes cantonales et se fait taper sur les doigts par le Conseil d'Etat. (Photo : archives) Le Conseil communal de La Chaux-de-Fonds donne des informations partielles ou erronées concernant les projets de réformes cantonales et se fait taper sur les doigts par le Conseil d'Etat. (Photo : archives)

L’exécutif chaux-de-fonnier se fait taper sur les doigts. En début d’année, le Conseil d’Etat neuchâtelois a écrit un long courrier au Conseil communal de La Chaux-de-Fonds. En substance, le gouvernement cantonal se dit surpris par la façon dont l’exécutif de la Métropole horlogère a présenté les projets de réformes cantonales (péréquation financière, l’harmonisation de l’impôt des frontaliers et les réformes fiscales) au Conseil général lors de la séance consacrée au budget.

Le Château évoque des informations partielles, voire erronées et apporte des clarifications. Le Canton reproche au Conseil communal d’avoir parlé des pertes financières qu’engendreraient les réformes, sans faire mention des compensations prévues. Selon la missive du Conseil d’Etat, ces compensations sont estimées entre 6 et 7 millions de francs par an pour la Métropole horlogère. Et le canton de souligner : elles viennent compenser dans une large mesure les pertes fiscales brutes, estimées à 7 millions de francs.

Lors de sa séance de mardi soir, le Conseil général de La Chaux-de-Fonds s’est saisi de l’affaire. Il a voté l’organisation d’une séance à huis-clos entre les instances communales et le Conseil d’Etat.

Renseignement pris auprès du préposé à la protection des données, s’il s’agit d’une séance de travail, le huis-clos n’est, à son avis, pas contestable.

Reste que des élus du peuple qui votent pour que le peuple ne sache pas, c’est troublant. /cwi


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