La décision de l'Université est saluée mais n’enthousiasme pas. Le rectorat a annoncé jeudi l’introduction d’une taxe sur les déplacements en avion de ses collaborateurs et étudiants. La contribution sera payée par les facultés. Elle servira à alimenter un fonds destiné à financer des activités de promotion du développement durable et à réduire les émissions de CO2.
Deux semaines après la grève des jeunes pour le climat et à la veille d’une manifestation du même ordre, le sujet est suivi de près par les étudiants. « Un principe de pollueur-payeur est rendu obligatoire ici par le rectorat », se réjouit Mathias Délétroz, responsable du dicastère de la durabilité au sein de la Fédération des Etudiants Neuchâtelois (FEN) et co-président de la semaine de la durabilité à Neuchâtel. « Cependant il ne remplace pas le problème des émissions de CO2. Et que, quand on a l'argent, on peut polluer ».
Même son de cloche du côté de Cloé Dutoit, représentante de l’Université de Neuchâtel pour la grève du climat. Bien qu’appréciant la mesure du rectorat, elle n’est à son sens pas assez incisive. Par ailleurs, Cloé Dutoit dénonce aussi le rapport à la mobilité dans le milieu universitaire. « Une personne qui n’est pas allée faire deux semestres dans une université hors de Suisse sera totalement défavorisée dans le milieu académique ». Selon elle, c’est la baisse du prix de l’avion qui a généré de nouveaux besoins. « J’ose imaginer qu’auparavant les universités arrivaient à prospérer sans avoir des professeurs qui devaient traverser l’Atlantique pour devenir connus. » /pha









