Des mesures d’incitations pour diminuer l’impact carbone de l’UniNe

L’Université de Neuchâtel va appliquer un prélèvement obligatoire, payé par les facultés, sur ...
Des mesures d’incitations pour diminuer l’impact carbone de l’UniNe

L’Université de Neuchâtel va appliquer un prélèvement obligatoire, payé par les facultés, sur tous les voyages en avion des membres de la communauté universitaire.

Les déplacements universitaires en avion sont eux aussi polluants. C’est pourquoi l’Université de Neuchâtel met en place des mesures incitatives pour réduire son impact carbone. Parmi elles, un prélèvement obligatoire appliqué à tous les voyages en avion effectués par la communauté universitaire, selon le principe du pollueur-payeur. Cette contribution sera payée par les facultés – à qui il sera demandé d’utiliser leur budget annuel pour financer cette taxe – ou par le rectorat, dans le cas de voyages pris en charge par des institutions externes, telles que le Fonds national suisse par exemple. Sur l’année 2017, la communauté a cumulé environ 1000 vols en avion ; ce prélèvement, fixé à 5 à 10% du prix d’un billet, représentera environ 30'000 francs par an. Cette somme alimentera un fonds destiné à financer les activités de promotion du développement durable à l’UniNE, ainsi que des projets de réductions des émissions de CO2 locales. Projets qui seront sélectionnés par la commission de développement durable.

Pour compléter cette mesure incitative, deux autres idées vont être mises en œuvre. La première relève d’un engagement personnel : les membres de la communauté universitaire pourront signer tout ou partie d’une charte, s’ils le veulent. La deuxième consiste en des informations complémentaires mises en ligne sur le site internet de l’UniNE dans la catégorie « développement durable ».


L'Université de Bâle bannit l'avion pour des trajet inférieurs à 1000 kilomètres

L’UniNE n’est pas le seul établissement à réfléchir à la question. A Bâle, l’université a introduit une mesure plus concrète et contraignante : elle bannit les trajets en avion d’une distance inférieure à 1000 km, au profit d'autres moyens de déplacement plus écologiques pour les voyages universitaires. A l’inverse de Neuchâtel, cette règle concerne uniquement les excursions des étudiants et non pas les voyages professionnels des chercheurs ou des professeurs. L'Université neuchâteloise ne souhaite pas introduire des mesures aussi restrictives.

Les explications du vice-recteur de l'Université de Neuchâtel, Jean-Marie Grether:

La mesure du prélèvement, en discussion depuis un an, va être adoptée lundi lors d’une séance du rectorat. Elle fera l’objet d’une évaluation d’ici une année, et éventuellement rediscutée si elle ne se révèle pas suffisamment efficace. /lad-iae


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