Peseux: le choix de la raison

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Peseux: le choix de la raison

Les citoyens de Peseux ont accepté dimanche de fusionner avec Neuchâtel, Corcelles-Cormondrèche et Valangin. Le commentaire de Gabriel de Weck

Les citoyens de Peseux ont accepté ce dimanche le projet de fusion avec Neuchâtel, Corcelles-Cormondrèche et Valangin. Les citoyens de Peseux ont accepté ce dimanche le projet de fusion avec Neuchâtel, Corcelles-Cormondrèche et Valangin.

Neuchâtel deviendra la plus grande commune du canton dès 2021. Les citoyens de Peseux ont accepté dimanche de fusionner avec Neuchâtel,Corcelles-Cormondrèche et Valangin par 54,6% des suffrages contre 45,4% de non. Le Oui l’emporte avec 1125 suffrages contre 937 non, soit une différence de 188 voix. Une décision plus nette qu'il y a deux ans, lorsque le non l'emportait de 158 bulletins. Ce retournement de situation ne doit rien au hasard selon Gabriel de Weck. Son commentaire:

Le résultat du jour ne doit rien au hasard. Contrairement à 2016, les citoyennes et citoyens de Peseux ont pu voter cette fois-ci en connaissance de cause. Ils savaient que leur vote scellerait une fois pour toutes le projet de fusion entre Neuchâtel, Corcelles-Cormondrèche et Valangin. De plus, un nouveau non aurait plongé la commune dans une crise politique insoluble et néfaste pour la collectivité. En deux ans, chacune et chacun à Peseux a pu mesurer le prix de la liberté tant chérie par les anti-fusion : un climat politique délétère avec une guerre des tranchées entre Conseil général et conseil communal. Des autorités de milice fébriles, bien en peine de rassurer et de rassembler autour d’une commune à taille humaine : Peseux qui perd son antenne du guichet social, Peseux qui paie plus d’impôts et qui attend ses infrastructures.

 Dans ces conditions, les perdants du jour seraient bien inspirés d’accepter la défaite sans brandir des recours peu consistants, au risque d’être eux-mêmes attaqués pour des faits de campagne tout autant voire plus discutables. Ils auraient meilleur temps de s’engager pleinement pour un grand Neuchâtel, en veillant à ce que les promesses de la capitale cantonale soient tenues. Ils ont deux ans pour le faire. Deux ans, c’est plus qu’assez pour bien préparer un mariage.


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