Inégalité salariale reconduite à La Grande Béroche

Un éducateur de l’enfance est mieux payé que ses collègues féminines à La Grande Béroche. Cette ...
Inégalité salariale reconduite à La Grande Béroche

Un éducateur de l’enfance est mieux payé que ses collègues féminines à La Grande Béroche. Cette inégalité salariale héritée de la période précédant la fusion a été reconduite par les nouvelles autorités dans le cadre d’une refonte des fonctions communales

Le siège de l'administration communale de La Grande Béroche à St-Aubin-Sauges. Le siège de l'administration communale de La Grande Béroche à St-Aubin-Sauges.

La redéfinition des fonctions communales suscite quelques grincements de dents à La Grande Béroche. Une infraction à la Loi sur l’égalité salariale est apparue du côté des éducateurs de l’enfance dans le domaine de l’accueil parascolaire où un employé masculin est mieux payé que ses collègues féminines. Le conseiller communal en charge du dossier, Gilbert Bertschi :


Gilbert Bertschi

Comme le dit Gilbert Bertschi lui-même, l’une des obligations requises par la convention de fusion dans le cadre de cette réforme était aussi « d’avoir un système égalitaire pour tous nos employés qui exercent la même fonction »…

Pour le conseiller communal, il n’y a pas de perdants, comme l’exigeait toujours la convention de fusion. Soit l’opération est gagnante, soit c’est le statu quo en termes de salaire, dit-il. La réforme entrera en vigueur avec effet rétroactif au 1er janvier de cette année. Les employés communaux sont désormais répartis en un peu plus d’une quarantaine de professions, accompagnées de leurs classes et de leurs échelons salariaux respectifs. Cela va du garde-port au patrouilleur scolaire en passant par le forestier-bûcheron ou le chef de service.

Emilie Matthey, responsable du site parascolaire La Parenthèse à Saint-Aubin-Sauges, en est un exemple. Elle indique ressortir « gagnante de l’opération avec une augmentation de salaire et des charges administratives en moins. »

Le conseiller communal Gilbert Bertschi balaie par ailleurs les accusations selon lesquelles les années d’expérience ne sont pas reconnues avec cette nouvelle grille, dans le domaine parascolaire. Il estime que les années de travail ont été prises en compte lors de l’attribution à chaque employé d’une fonction, mais aussi d’une classe et des échelons salariaux variés selon les parcours.

Une autre critique a également surgi du secteur parascolaire concernant la reconnaissance des diplômes. Pour chaque fonction, une formation minimale est requise. À titre d’exemple dans le domaine de l'accueil parascolaire, un CFC d’assistant socio-éducatif suffit. Ceux qui seraient au bénéfice d’un titre d’éducateur de l’enfance émanant d’une École spécialisée (ES) ou d’une Haute école spécialisée (HES) n’auront pas forcément droit à une reconnaissance supplémentaire, à moins d'exercer un poste à responsabilité et de passer dans une catégorie supérieure.

Pour l’heure, le Tribunal cantonal dit n’avoir enregistré, à ce jour, aucun recours contre ces mesures. /sbe


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