La campagne est lancée à Peseux

Les citoyens subierreux se rendent aux urnes le 25 novembre pour décider s’ils souhaitent fusionner ...
La campagne est lancée à Peseux

Les citoyens subierreux se rendent aux urnes le 25 novembre pour décider s’ils souhaitent fusionner ou non avec Neuchâtel. Dans les deux camps, les arguments sont prêts pour remporter la victoire

Les pro et anti-fusion ont déjà parsemé le village d'affiches et de pancartes. Les pro et anti-fusion ont déjà parsemé le village d'affiches et de pancartes.

Plus qu’un mois avant le choix. Peseux vote sur son avenir le 25 novembre. Après l’annulation du scrutin du 5 juin 2016 par le Tribunal fédéral, les citoyens doivent de nouveau se rendre aux urnes pour décider s’ils souhaitent fusionner avec Neuchâtel, Corcelles et Valangin. En cas d’acceptation, la nouvelle commune verrait le jour à la prochaine législature en 2021. Si c’est non, le statu quo restera de mise. Dans les camps du oui et du non, la campagne est désormais lancée.

Pour le camp du oui, il n’y a que des avantages à rejoindre Neuchâtel. Pour celui du non, c’est la liberté qu’on arrache aux habitants. C’est le même refrain qu’il y a deux ans. Mais pour l’instant c’est l’incertitude quant à savoir ce que la population va choisir.


Payer moins d'impôts

Du côté du oui, on se dit que le soutien viendra vraisemblablement des jeunes qui « ont déjà fusionné dans leurs têtes » selon Patricia Soerensen. L’ancienne enseignante qui est à la tête du comité Peseux bien sûr que oui, a déjà vécu une fusion vu qu’elle enseignait aux Geneveys-sur-Coffrane. Elle est convaincue du bienfait de ce rapprochement. Elle avance aussi que les jeunes seront pro-fusion, car ils se déplacent déjà pour tout, mais il faudra les pousser à voter.

Dans les arguments cités en faveur du rapprochement avec Neuchâtel, on retrouve notamment une baisse d’impôts et plus de compétences. Par exemple, la commune pourrait enfin disposer de postes importants comme un architecte ou ingénieur communal ce qui manque à Peseux. Mais ce n’est pas tout, Patricia Soerensen :

Enfin, le comité du oui rajoute que la commune dispose d’infrastructures vieillissantes et elle ne pourra pas faire face à de trop gros investissements dans le futur, comme la triple halle de gym ou la réfection des conduites souterraines.


Perte de liberté

Dans le camp du non, c’est la liberté que l’on retirerait à Peseux en cas de fusion. Pour le comité J’aime Peseux – je reste libre, tout doit être mis en œuvre pour que le rapprochement soit refusé. Selon Attila Tenky membre du comité et ancien conseiller communal, la communication a été « soft » jusqu’à maintenant. J’aime Peseux se bat pour sauvegarder l’identité du village et le garder à taille humaine où le citoyen a un rapport avec le politique. Le comité balaie aussi les arguments financiers brandis par les partisans. Attila Tenky :

Pour ce qui est des travaux invoqués comme les conduites ou le centre sportif, le comité avance que ces derniers sont inscrits dans la planification de la commune. Ce n’est pas une fusion qui fera avancer ce dossier plus vite.

Les deux camps ont désormais un mois pour tenter de rallier un maximum de citoyens derrière eux. En attendant, RTN ouvre le débat mercredi 31 octobre dès 7h30 en direct et en public à l’Auberge du Grand Pin de Peseux. /jha


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