Constructions illégales aux Geneveys-sur-Coffrane

Une trentaine de constructions illégales aux Geneveys-sur-Coffrane. Elles ont été érigées à ...
Constructions illégales aux Geneveys-sur-Coffrane

Une trentaine de constructions illégales aux Geneveys-sur-Coffrane. Elles ont été érigées à des emplacements prévus pour des routes, selon le plan d’alignement en vigueur. Le document, établi en 1907 et oublié durant des décennies a refait surface dernièrement. Il sera abrogé

Le plan d'alignement des Geneveys-sur-Coffrane établi en 1907 a disparu durant des décennies avant de refaire surface. (Photo : archives du SPCH) Le plan d'alignement des Geneveys-sur-Coffrane établi en 1907 a disparu durant des décennies avant de refaire surface. (Photo : archives du SPCH)

Histoire rocambolesque à Val-de-Ruz. Le plan d’alignement des Geneveys-sur-Coffrane, récemment exhumé des archives du service cantonal des ponts et chaussées ne laisse pas de place au doute : une trentaine de bâtiments du village ont été construits à des emplacements réservés pour des routes. Ils sont illégaux.

Le document qui date de 1907 n’a jamais été abrogé. Il fait donc office de référence.

Aujourd’hui, quand on le superpose avec celui de la situation actuelle, on se rend compte que toute une série de constructions, à l’image du collège du Lynx, avaient été prévues pour le trafic des véhicules.

Comment en est-on arrivé là ? Mystère et boule de gomme. « Il faudrait un historien pour faire des recherches », réfléchit Roby Tschopp, le conseiller communal chargé du développement économique et territorial. Mais, « comme on a aujourd’hui connaissance de ce plan, on ne peut pas faire comme si ce document n’existait pas ». Pour des questions de droit et d’égalité de traitement, il devra être abrogé. Le conseil général de Val-de-Ruz se penchera sur le dossier lors de sa séance du 18 septembre.

En attendant, c’est ce plan établi il y a 111 ans qui fait foi pour toute nouvelle construction sur le territoire villageois. Pour les anciennes, celles qui sont dans l’illégalité, pas de souci à se faire : « ça serait absolument excessif de demander aux gens de démolir leur immeuble ou leur maison pour respecter un plan qui n’a plus de sens », explique Roby Tschopp.

En attendant l’abrogation, il est toujours possible de déposer des demandes de permis de construire. « Elles seront examinées à la lumière de la situation future », assure le Conseiller communal.

Ce document disparu, puis retrouvé, n’est peut-être que le premier d’une série. « Je peux me douter qu’entre les histoires des anciennes communes et le regroupement des archives et des plans dans la nouvelle, nous allons peut-être retomber sur une ou deux situations similaires. J’imagine qu’il y a toujours des petites choses qui doivent se cacher au fond d’armoire ou de tiroir et que nous n’avons encore pas mises à jour », conclut Roby Tschopp. /cwi


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