Olivier Arni blanchi par la justice

La justice neuchâteloise ne retient pas la prévention de faux dans les titres à l’encontre ...
Olivier Arni blanchi par la justice

La justice neuchâteloise ne retient pas la prévention de faux dans les titres à l’encontre de l'ancien président de la Société de navigation sur les lacs de Neuchâtel et de Morat. Le procureur général Pierre Aubert a classé l’affaire qui avait conduit à la démission d’Olivier Arni

Olivier Arni. Olivier Arni.

Olivier Arni ne s’est pas rendu coupable de faux dans les titres. Le procureur général du canton de Neuchâtel, Pierre Aubert, a classé le dossier qui concerne la Société de navigation sur les lacs de Neuchâtel et de Morat, selon la RTS. L’ancien président de la LNM et ancien conseiller communal de la Ville de Neuchâtel était sous le coup d’une enquête du Ministère public en raison de l’augmentation de salaire qu’il avait accordée, avec effet rétroactif, à l’ancien directeur de la LNM Jean-Jacques Wenger. Il était apparu que le document avait été antidaté. Olivier Arni avait finalement démissionné de ses fonctions fin septembre 2017. Selon l’ordonnance de classement, le document portant sur l'augmentation de salaire est  valable indépendamment de la date. Le procureur général Pierre Aubert:

Pour Pierre Aubert, le directeur de la Société de navigation a toutefois porté beaucoup d’attention à voir sa rémunération augmenter et n’a pas hésité à faire pression pour y arriver. La gestion de la LNM et de sa filiale Cap Gourmand n’était pas toujours parfaitement stricte mais les gens qui se sont occupés des deux sociétés étaient des gens honnêtes, ajoute-t-il.

Plusieurs points sont tout de même jugés problématiques. Le procureur général écrit noir sur blanc que "les présidents du conseil d'administration successifs semblent avoir outrepassé leurs compétences." Il évoque une augmentation de salaire déjà octroyée à Jean-Jacques Wenger en 2008 avec la seule signature de la présidente du conseil d’administration de l’époque, Valérie Garbani, alors qu’elle ne disposait pas d’un pouvoir de signature individuelle. Idem un peu plus tard pour l’octroi d’un salaire visant à rémunérer les fonctions de Jean-Jacques Wenger au sein de Cap Gourmand.

Tout au long de son engagement, l’ancien directeur a bénéficié d’augmentations de salaires confortables de 60'000 francs sur un peu plus de 10 ans, ainsi que de primes ponctuelles mais pour Pierre Aubert, ces montants ne sont pas excessifs au point de devenir pénalement répréhensibles.

En revanche, Jean-Jacques Wenger a tout de même été reconnu coupable d’acte de gestion déloyale, élément contre lequel il peut encore faire recours. En 2009, il s’était octroyé seul une prime, dont le conseil d’administration avait ensuite exigé le remboursement. /sbe


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