Scruter le paysage migratoire suisse

Une enquête menée auprès de 6'000 migrants en Suisse offre une multitude de données à analyser ...
Scruter le paysage migratoire suisse

Une enquête menée auprès de 6'000 migrants en Suisse offre une multitude de données à analyser ; une tâche à laquelle s’attelle le pôle de recherche national sur la mobilité et la migration, piloté depuis 4 ans par l’Université de Neuchâtel. Les premiers résultats sont présentés vendredi

Les chercheurs du pôle de recherche national sur la mobilité et la migration sont réunis vendredi à la Faculté des lettres et sciences humaines de l'Université de Neuchâtel. Les chercheurs du pôle de recherche national sur la mobilité et la migration sont réunis vendredi à la Faculté des lettres et sciences humaines de l'Université de Neuchâtel.

Une soixantaine de chercheurs s’active depuis quatre ans pour mieux cerner le paysage migratoire suisse. Le pôle de recherche national sur la mobilité et la migration, piloté par l’Université de Neuchâtel, fête ses quatre ans d’activités vendredi. Une journée de conférences et de tables rondes est organisée ce vendredi à la Faculté des lettres et sciences humaines à Neuchâtel pour faire le point sur les résultats obtenus au cours de cette période de travail.

Les chercheurs s’attellent notamment à décortiquer les données récoltées lors d’une enquête menée auprès de 6'000 migrants arrivés en Suisse au cours de ces dix dernières années. L’objectif est de savoir comment ces personnes ont vécu leur arrivée, leur migration et quelles difficultés elles ont rencontrées.

Les chercheurs se sont aussi intéressés au rapport que les migrants continuent d’entretenir avec leur pays d’origine. Philippe Wanner, vice-directeur du pôle de recherche national sur la mobilité et la migration, évoque les personnes qui retournent volontiers sur leur terre d’origine lors de fêtes, qui continuent de s’intéresser à la politique de leur pays d’origine, tout en essayant de trouver leur place aussi dans la vie locale en Suisse, en participant à diverses activités.

Les chercheurs ont défini plusieurs thématiques pour organiser la matière récoltée : mobilité, asile et réfugiés, présence sur le marché du travail, notamment. De courts clips vidéo ont aussi été réalisés pour tenter de toucher un plus large public sur la base de quelques idées reçues telles que « La Suisse, pour les migrants, c’est le paradis ».

Pour ces quatre premières années d’activités, le pôle a reçu un soutien de 17,2 millions de francs. Le mandat est sur le point d’être reconduit pour 4 ans. /sbe


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