Trois symboles du savoir-faire horloger vont se balader dans le canton de Neuchâtel. Une pendule, un planétaire et une horloge astronomique ont été remis à neuf pour une exposition spéciale sur la sauvegarde du patrimoine
C’est une résurrection ou presque.
Trois objets emblématiques de l’horlogerie du canton de Neuchâtel viennent d’être restaurés et font le cadre d’une exposition. Dès samedi, l’Association automates et merveilles présente « Rêves en 3 temps. » Jusqu’à la fin octobre, ces trois pièces uniques et restaurées seront présentées tour à tour au Château des Monts au Locle, au MIH à La Chaux-de-Fonds et au musée d’art et d’histoire de Neuchâtel. Ce projet qui a commencé en 2015 a pour but de sauvegarder le patrimoine horloger.
Trois choix emblématiques
Chacun des musées a choisi un objet de sa collection pour être restauré. Le Château des Monts a proposé la fameuse pendule à oiseau chanteur. De style Empire retour d’Egypte et avec un remontoir attribué à Pierre Jaquet-Droz, cette dernière ne fonctionnait plus depuis plusieurs années.
L’horloge astronomique Albert Billeter qui date de 1840 a, quant à elle, été préférée par le MAHN. Elle était exposée un peu à l’écart sans que personne n’y prête guère attention, car elle était hors service. Enfin, pour le MIH, le choix s’est porté sur le planétaire de François Ducommun. Cela fait désormais 200 ans qu’il existe et est présent depuis 1909 dans le musée. Exposé en permanence, ses couleurs n’étaient plus celles d’antan.
Il aura fallu en tout trois ans pour connaître les objets et les restaurer avec l’aide de spécialistes en la matière.
De précieuses chaînes
La rénovation s’est aussi faite en partenariat avec le CIFOM-ET qui a pris part à l’élaboration de chaînes à maillons. Ces dernières pourront être utilisées en cas d’usure des anciennes pièces présentes notamment dans les mécanismes d’automates.
Cette étape a d’ailleurs été la partie la plus compliquée, vu qu’il a fallu retrouver les anciens savoir-faire pour recréer ces chaînes. Ces dernières ont été d’ailleurs reproduites à l’identique des techniques du 18ème siècle.















