Le journalisme débattu à l'Université

« Quelle information locale à l’heure du numérique ? » L’Académie du journalisme et des médias ...
Le journalisme débattu à l'Université

« Quelle information locale à l’heure du numérique ? » L’Académie du journalisme et des médias de Neuchâtel et Arcinfo ont organisé mardi soir un café journalistique à l’Université de Neuchâtel

Jacques Trentesaux, jean-Marie Charon et Damien Allemand à l'Unine Jacques Trentesaux, Jean-Marie Charon et Damien Allemand estiment que le numérique incite les journalistes à se réinventer.

Les médias traditionnels font face à diverses crises : baisse des revenus publicitaires, diminution des ventes et méfiance du public. Jean-Marie Charon, sociologue des médias et intervenant du café journalistique qui s’est tenu mardi à l’Université de Neuchâtel, réaffirme le rôle crucial des médias locaux dans un tel contexte.

Leur tâche première est de permettre aux lecteurs de se repérer dans la vie quotidienne et dans leur environnement proche. Mais dans une société de plus en plus individualiste, de nouveaux défis apparaissent: les médias locaux doivent à la fois répondre à des attentes différenciées et servir d'espace d'échange pour que les communautés ne se referment pas sur elles-mêmes.

 

Les abonnés au centre

Damien Allemand, responsable digital au quotidien français Nice-Matin a également pris part au débat. Le lecteur au centre, la transparence sur la fabrication de l’information et l’abandon d’une hiérarchie dépassée, tels sont les leitmotivs du quotidien régional qui compte 9'000 abonnés numériques. Des abonnés choyés et largement mis à contribution par les journalistes. Choix des sujets à traiter, partage de leurs sources avec les journalistes: ils débattent avec eux et prennent pleinement part à la fabrique de l'information.

 

Le papier n'est pas mort

Jacques Trentesaux complétait la liste des intervenants du café journalistique. Il a créé « Médiacités », un média qui propose des investigations à ancrages locaux. Et si « Médiacités » est disponible uniquement en ligne, Jacques Trentesaux n’enterre pas pour autant le format papier. Chacun des supports possède en effet ses avantages. Internet est plus interactif et moins cher mais le plaisir de lecture offert par le papier reste unique. Il devrait donc subsister, principalement à travers des périodicités longues telles que des trimestriels ou semestriels. /mmi

Jean-Marie Charon, sociologue des médias.

Jacques Trentesaux, fondateur de Médiacités.


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