Frictions sur la manière de favoriser le vélo en terres neuchâteloises

Le Canton de Neuchâtel tient sa nouvelle Loi sur la mobilité douce. Le Grand Conseil neuchâtelois ...
Frictions sur la manière de favoriser le vélo en terres neuchâteloises

Le Canton de Neuchâtel tient sa nouvelle Loi sur la mobilité douce. Le Grand Conseil neuchâtelois a aussi accepté un premier crédit de 5 millions de francs pour développer les itinéraires cyclables, mais les discussions ont été longues et tendues

Le canton de Neuchâtel doit se doter d’un réseau cyclable plus sûr et plus attractif. C’est en résumé la position adoptée mardi par le Grand Conseil neuchâtelois qui a donné son aval, non sans quelques remous, à une nouvelle Loi sur la mobilité douce et à un premier crédit de 5 millions de francs visant à concrétiser ces dispositions durant la période 2017-2021.

L’objectif du Conseil d’Etat est de mettre la priorité, dans un premier temps, sur le développement ou l’amélioration d’itinéraires cyclables à même de toucher le plus grand nombre d’usagers sur des tracés stratégiques, dans chaque région du canton. Parmi eux figurent un tracé entre Le Locle et La Chaux-de-Fonds ou encore entre Corcelles et Saint-Blaise. Aux yeux du gouvernement, il est aussi nécessaire d’assurer une bonne complémentarité entre pistes cyclables et transports publics. Dès lors, 66 interfaces d’échange privilégiées ont été identifiées et sont constituées pour la plupart par les gares ou haltes ferroviaires, ainsi que par les pôles d’échange de bus comme la place Pury à Neuchâtel ou le centre du village de Cernier.

Le stationnement pour les vélos doit aussi être amélioré par le biais de ce projet.

 

Communes et Canton unis dans l’effort

Les communes seront appelées à investir également dans le développement et l'entretien de ce réseau cyclable. En contrepartie, un système de subventions cantonales sera mis en place pour les soutenir dans leur effort. Le Canton prévoit également de reverser 5% de la taxe sur les véhicules à moteur aux communes, soit l’équivalent de 2 millions de francs par an, a précisé le conseiller d’Etat en charge du dossier, Laurent Favre.

 

Des propositions source de frictions

Lors des débats, plusieurs amendements issus principalement du groupe Vert’libéral-PDC ont créé de vives tensions entre les députés et le conseiller d’Etat Laurent Favre. Ces propositions visaient à donner moins de latitude aux autorités sur certains points. Pour le Conseil d’Etat, ces amendements sont source de contraintes problématiques. Au final, le gouvernement ne devra pas se contenter d’atteindre la moyenne suisse en matière de déplacements à vélo d’ici dix ans sur l’ensemble du canton, mais est incité à dépasser cette moyenne. Il devra aussi veiller à la qualité de ce réseau cyclable et s’assurer de la réalisation des aménagements cyclables au plus tard lors des travaux planifiés de réfection de chaussées.

Une majorité des députés a par ailleurs refusé que l’entretien du réseau cyclable soit abandonné durant la période hivernale, ce qui a fortement fâché le groupe PLR et le groupe UDC qui ont du coup refusé en bloc le projet de loi et le crédit qui y était assorti, sans pour autant mettre le dossier en danger, puisque celui-ci a finalement passé le cap du vote final. Le Conseil d'Etat devra par ailleurs revoir sa copie concernant l'itinéraire cyclable prévu par la Côtière pour faire le lien entre le Val-de-Ruz et le Littoral jugé peu attrayant par le groupe socialiste.

Le développement de ce réseau cyclable cantonal se fera jusqu’en 2035 et nécessitera un investissement global de 21,5 millions de francs. /sbe


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