Le Carillon d'Or sonne à nouveau

« Il faut se relever simplement et assez rapidement ». Après avoir travaillé pendant 37 ans ...
Le Carillon d'Or sonne à nouveau

Cinq mois après l’incendie qui a ravagé l’immeuble qui abritait son atelier à Auvernier, Thierry Amstutz peut à nouveau souffler

Thierry Amstutz dans son atelier à Cortaillod Thierry Amstutz dans son atelier à Cortaillod.

« Il faut se relever simplement et assez rapidement ». Après avoir travaillé pendant 37 ans dans l’atelier qu’il avait aménagé dans la maison familiale à Auvernier, l’horloger et restaurateur de pendules s’est installé à Cortaillod. Un déménagement forcé puisque le 25 mars, un incendie a ravagé deux immeubles mitoyens à Auvernier. Le sinistre a rendu l’utilisation des locaux du Carillon d'Or impossible. Même si les dégâts matériels ont été moindres, il reste des séquelles. « Avant nous étions dans notre cave. Ici c’est différent, c’est beaucoup plus fonctionnel ».

Passionné d’horlogerie depuis tout petit, Thierry Amstutz a toujours été attiré par le tic-tac des pendules. «  La nuit, quand j’étais petit, je collais mon oreille contre mon réveil pour écouter le tic-tac ».  Ensuite, tournevis en main, le jeune garçon commence à étudier le mystère de la mécanique de précision.  

« Lorsque que je voyais dans des vitrines, les aiguilles des horloges arrêtées n’importe comment, je ne comprenais pas pourquoi ». Un instinct de précision ancré en lui selon le Neuchâtelois.

En 1981, lassé de l’industrie de l’époque, « c’était l’air du quartz, ce qui ne me plaisait pas du tout », le Neuchâtelois ouvre son propre atelier dans la maison familiale à Auvernier.  Depuis 2005, son fils Gregory l’a rejoint en tant qu’associé. Ensemble, ils font perdurer la tradition et l’héritage de l’horlogerie du Pays de Neuchâtel en restaurant les pendules pour les générations suivantes. /eso


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