Mobilité des étudiants: le canton légèrement gagnant

La révision de l'accord intercantonal universitaire serait légèrement favorable au canton de Neuchâtel. Le nouveau mode de calcul servant à financer la libre-circulation estudiantine rapporterait 100'000 francs supplémentaires. Une somme à relativiser

 La révision de l'accord intercantonal universitaire serait légèrement favorable au canton de Neuchâtel.

Le canton de Neuchâtel ressort légèrement gagnant du projet de nouvel accord intercantonal universitaire. La révision en consultation jusqu'au 31 janvier 2018 prévoit de revoir le système de calcul des coûts liés à la libre-circulation des étudiants dans les universités du pays. La nouvelle version de l’accord permettrait à l’État neuchâtelois de toucher quelque 100'000 francs supplémentaires.

Le nouveau calcul vise à tenir compte de la croissance de la mobilité estudiantine qui touche tous les cantons, avec ou sans université. Plus question de compenser les pertes migratoires pour les cantons, qui comme le Jura, exportent des centaines d’étudiants susceptibles de quitter la mère-patrie. En effet, le phénomène touche aussi les cantons qui abritent un site académique. En 2016, le canton de Neuchâtel a par exemple versé quelque 17'000'000 de francs au titre de dédommagements pour ses ressortissants partis étudier dans d’autres universités que la sienne. À l’inverse, l’Etat neuchâtelois a pu compter sur 22'000'000 de francs en guise de compensation pour les étudiants venus d’ailleurs.

Tout compte fait, le canton de Neuchâtel prévoit d’y gagner légèrement au change si l’accord est modifié. Selon Jérôme Amez Droz, secrétaire général du Département neuchâtelois de l’éducation et de la famille, le bénéfice pourrait s’élever à 100'000 francs de plus qu’actuellement. Un gain à relativiser pour plusieurs raisons : la première tient au fait que le calcul pourra varier selon le nombre d’étudiants. Ensuite, le canton de Neuchâtel doit déduire plusieurs frais avant de facturer ses prestations aux autres cantons: à commencer par l’avantage financier d’avoir une université sur son sol. Les frais de recherches ne pourraient pas non plus être comptés intégralement, de même que les dépenses liées aux infrastructures, comme la construction d’un nouveau bâtiment.

De plus, 100'000 francs de bénéfice ne pèsent pas lourd en comparaison avec les dizaines de millions de francs perdus sur d’autres fronts comme celui de la péréquation financière entre Confédération et cantons. Enfin, il faudra attendre plusieurs années avant d’en voir la couleur : le projet d’accord est mis en consultation jusqu’au 31 janvier 2018 et doit encore être ratifié par les parlements des cantons concernés avant d’entrer en force. Ce qui pourrait prendre plusieurs années. /gwe


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