Vers la fin du franc fort?

Le franc fort sera-t-il bientôt de l’histoire ancienne pour l’économie de l'Arc jurassien ...
Vers la fin du franc fort?

Les experts financiers prévoient une appréciation de l'euro par rapport au franc suisse dans les mois à venir. Si cette hausse se confirme, cela pourrait donner une bouffée d'air frais aux entreprises exportatrices suisses

L'euro reprend du poil de la bête.

Le franc fort sera-t-il bientôt de l’histoire ancienne pour l’économie de l'Arc jurassien ? Jeudi, le chef stratégiste en devises d’UBS, Thomas Flury, annonçait sur le site du quotidien vaudois 24 Heures que l’euro allait se renforcer dans les mois à venir.

Favorisée par la victoire d’Emmanuel Macron au second tour des élections présidentielles françaises, mais aussi par la politique d’assouplissement quantitatif de la Banque centrale européenne qui devrait continuer à acheter de la dette publique au sein de la zone euro, la monnaie européenne pourrait s’apprécier à 1,14 franc suisse d’ici six mois et à 1,16 d’ici un an, selon l’expert d’UBS. Valant encore 1,07 franc à la mi-avril, l'euro coûte aujourd'hui près de 1,10 franc. Si cette tendance se confirme dans les mois à venir, cela devrait faire le bonheur des exportateurs helvétiques particulièrement touchés au moment de la suppression du taux plancher par la BNS en 2015.

 

Quels effets sur l'économie régionale ?

Du côté de la Chambre neuchâteloise du commerce et de l’industrie (CNCI), cette nouvelle donne lieu à un certain optimisme. Florian Németi, le directeur de la CNCI, constate déjà en ce moment une légère hausse des exportations, que ce soit en Europe, aux Etats-Unis et en Chine. « A l’heure actuelle, cela concerne en particulier les biens d’investissements comme les machines. On voit une reprise encourageante, même si elle n’est pas grande, mais qui est prometteuse quand même car ce sont des secteurs qui sont tôt dans le cycle économique. Cela pourrait laisser présager d’une reprise, même timide » nous a-t-il expliqué.

 

...et si les prévisions se confirment?

Si la tendance prévue par l’UBS devait se confirmer, l’effet permettrait d’offrir un bol d’oxygène aux entreprises qui sont tournées vers l’étranger. « Les entreprises de la région se sont adaptées aux conditions depuis l’abandon du taux plancher. Si l’euro se raffermit dans les mois à venir, cela pourrait leur redonner la marge qu’elles ont perdue pendant cette période difficile. Les entreprises retrouveraient des capacités pour financer des investissements, redévelopper leurs produits et gagner en compétitivité » espère Florian Németi.

Prévisions regardées avec perplexité par l'entreprise Egger à Cressier

Michel Grimm, Egger, Cressier, responsable du développement stratégique, co-propriétaire, pompes Michel Grimm, responsable du développement stratégique et co-propriétaire de l'entreprise Egger à Cressier.

Pour Michel Grimm, qui occupe la fonction de responsable du développement stratégique de l’entreprise Egger à Cressier, spécialisée dans la commercialisation de pompes, les taux de change sont trop volatiles et trop dépendants d’événements extérieurs pour que de telles prévisions à long terme soient possibles. /jefa-sbe

Entretien avec Michel Grimm:


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