Avenir hospitalier : verdict ce dimanche

Les Neuchâtelois se rendent aux urnes ce dimanche pour décider de l’avenir hospitalier du canton ...
Avenir hospitalier : verdict ce dimanche

Les Neuchâtelois se prononcent sur l’initiative et le contre-projet du Grand Conseil

Image d'urne

La campagne a été assassine, le verdict sera connu dans quelques heures. Les Neuchâtelois se rendent aux urnes ce dimanche pour décider de l’avenir hospitalier du canton. Ils se prononcent sur deux projets : l’initiative qui demande deux hôpitaux autonomes et complémentaires et le contre-projet du gouvernement qui prône un site de soins aigus à Neuchâtel et un centre de traitement et de réadaptation à La Chaux-de-Fonds.

Ça fait des semaines que le débat fait rage, dérapant à de multiples reprises. Les initiants, qui militent pour conserver deux sites de soins aigus et deux centres de réadaptation à Neuchâtel et à La Chaux-de-Fonds, martèlent que si leur texte ne passe pas, la sécurité sanitaire des habitants des Montagnes va être mise à mal. Pire, ils prédisent des morts dans les transports hospitaliers entre le Haut et le Bas du canton. Le Conseil d’État, avec son contre-projet approuvé par le Grand Conseil, affirme au contraire que la sécurité sanitaire va être assurée pour tous les habitants du canton. Des urgences 24h/24h sont prévues dans le Haut et dans le Bas. Et de mettre en avant une des failles de l’initiative : rien n’est prévu pour les habitants du Val-de-Travers, contrairement au contre-projet. Pas de problème répondent les initiants : une fois le texte accepté, le Conseil d’État se débrouillera pour trouver une solution. La majorité des acteurs de la santé soutiennent le texte du gouvernement. Ils relèvent que cette alternative est la seule qui va permettre de maintenir des soins de qualité tout en faisant des économies. Le Conseil d’administration de l’Hôpital neuchâtelois va plus loin, affirmant que le modèle préconisé par l’initiative, soit le modèle que l’on connaît depuis des lustres, ne va encore être viable que quelques années. Ensuite, l’évolution de la médecine et son financement ne permettront plus au canton le luxe d’avoir deux structures, qui plus est indépendantes. À terme, Neuchâtel va tout simplement perdre son site de soins aigus. Et les patients iront se faire soigner à Berne, Lausanne ou Bienne. Ce qui reviendrait à un autogoal pour les initiants.

Quant au CTR, le Conseil d’État le vend comme un centre de compétences performant qui permettra d’attirer des médecins et d’offrir une large palette de prestations aux patients neuchâtelois. Faux répondent les initiants. Ils ne voient en lui qu’une structure qui se résumera au final à un centre de gériatrie. Et encore, s’il voit le jour. On peut comprendre cette méfiance, vu toutes les promesses non tenues qui ont été faites aux habitants des Montagnes.

Si on était naïf, on pourrait espérer que cette guerre intestine prenne fin ce dimanche. Mais pas sûr que le scrutin marque la fin du conflit Haut-Bas.

Suivez les résultats des votations cantonales et fédérales de ce dimanche en direct tout au long de la journée sur RTN et sur rtn.ch. /sma


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