Trop jeune pour le cancer du sein

C’est la thématique de la conférence de ce jeudi au RHNe. Elle traitera des répercussions psychologiques ...
Trop jeune pour le cancer du sein

C’est la thématique de la conférence de ce jeudi au RHNe. Elle traitera des répercussions psychologiques et sociales qui viennent avec le diagnostic du cancer du sein chez les femmes jeunes. Mettre sa vie professionnelle et privée et la construction de son avenir sur pause peut être particulièrement difficile à vivre.

Alexia Bichsel est infirmière spécialisée en psycho-oncologie au Centre du sein du RHNe. Alexia Bichsel est infirmière spécialisée en psycho-oncologie au Centre du sein du RHNe.

Octobre rose, c’est le mois de sensibilisation au dépistage du cancer du sein. Le Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNe) place la thématique au cœur de sa prochaine conférence publique, ce jeudi à 19h dans l’auditoire de Pourtalès à Neuchâtel. L’accent est mis sur les jeunes femmes et les répercussions psychologiques et sociales qui accompagnent le parcours de soins. Parmi les intervenants, il y a Alexia Bichsel. Elle est infirmière référente spécialisée en psycho-oncologie au Centre du sein du RHNe. Selon elle, ce qui rend le diagnostic encore plus difficile à vivre lorsque l’on est encore jeune, « c'est le fait que les jeunes femmes ont une vie vraiment en pleine construction, que ce soit au niveau d'une carrière professionnelle, au niveau d'un désir de maternité ou déjà d'avoir des enfants en bas âge, que ce soit des projets personnels, tout est à construire, tout est question d'avenir. Donc c'est vrai que l'annonce de la maladie, ça crée vraiment une rupture ». L’impact est également psychologique, pour différentes raisons. « Du moment qu'on parle de cancer, on associe inévitablement à potentiellement une mort qui va arriver. Et c'est vrai que ce n'est pas tellement dans l'ordre des choses à cet âge-là de penser à la mort », explique Alexia Bichsel. « Il y a aussi toutes les questions du sens de la vie, de qu'est-ce qui m'attend, qu'est-ce que je fais là, de trouver un sens à la suite. »

Entretien avec Alexia Bichsel

Au Centre du sein du RHNe, Alexia Bichsel rencontre des jeunes femmes atteintes du cancer du sein. Avec ses collègues, elle tente d’apporter un soutien psychologique aux malades. « On fait, dans une consultation infirmière, un dépistage précoce de la détresse, c'est-à-dire qu'on va vraiment faire le tour de la situation de la personne, que ce soit au niveau du travail, de la famille, de ses angoisses, de comment elle les manifeste », explique-t-elle. En guise d’encouragement et d’espoir, Alexia Bichsel rappelle l’importance du dépistage précoce sur la réussite du traitement, mais aussi que le soutien existe ! « Elles ne sont pas seules dans ce parcours-là. Et puis, le pronostic s’est quand même nettement amélioré avec le développement des traitements », conclut-elle. /lgn 


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