Le Réseau hospitalier neuchâtelois a dû faire face au départ de douze médecins-cadres cette année, dont deux figures emblématiques du site de La Chaux-de-Fonds. Selon la direction, c’est une situation parfaitement normale pour un hôpital.
Douze médecins-cadres ont quitté le navire RHNe au cours de cette année 2026. La direction du Réseau hospitalier neuchâtelois ne s’inquiète pas outre mesure de ces départs. Le président du Collège des directions du RHNe Pascal Braichet évoque 14 arrivées, dont des nominations internes, pour remplacer les personnes qui s’en vont. À titre d’exemple, le médecin-chef de pédiatrie Marc Ecoffey ira exercer au Centre médical de Laténa, à Saint-Blaise, et le médecin-chef du service ORL et chirurgie cervico-faciale Yves Jaquet ne conservera plus qu’un petit pourcentage au RHNe pour se consacrer à son cabinet. Le site de La Chaux-de-Fonds connaît aussi deux départs de figures emblématiques. Le médecin-chef de service en chirurgie générale et viscérale Jean-Claude Renggli partira à la retraite à la fin du mois après 30 ans d’une carrière dédiée au site de La Chaux-de-Fonds. Il est remplacé par Tobias Haltmeier, engagé au 1er septembre. Le professeur Hervé Zender, chef du Service des soins continus à La Chaux-de-Fonds, partira lui aussi. Le recrutement de son successeur est en cours. On relèvera encore que la directrice actuelle du site de Pourtalès, Muriel Desaulles, prendra elle aussi sa retraite à la fin de l’année après 35 ans passés au sein des hôpitaux publics neuchâtelois.
Le président du Collège des directions Pascal Braichet ne craint pas pour autant une perte de savoir-faire ou de compétences. « Ce risque est mesuré parce qu’on essaie d’anticiper ces départs, qui sont connus à l’avance. »
Pascal Braichet : « En général, on emploie les successeurs avant le départ effectif de la personne pour essayer de mettre en place une forme de tuilage ».
Ces départs sont aussi répartis sur plusieurs services et répondent à divers motifs. Certains partent à la retraite, d’autres s’installent en cabinet privé, par exemple.
« C’est des situations parfaitement standards dans un hôpital. »
Pascal Braichet évoque les mesures mises en place pour que le RHNe soit un employeur attractif. « Il y a quelques années, on a révisé notre convention collective de travail des médecins-cadres », rappelle-t-il. Pascal Braichet évoque aussi la situation géographique avantageuse du Réseau hospitalier neuchâtelois, situé entre les hôpitaux universitaires du CHUV, de Bâle et de Berne. « Ça, c’est très intéressant en termes d’attractivité », dit-il.
Le projet de Monruz repart sur de nouvelles bases
Parallèlement à ces questions de ressources humaines, le Réseau hospitalier neuchâtelois continue de plancher sur le projet de Monruz. Ce site, qui doit constituer une antenne de Pourtalès dédiée à l’ambulatoire en partenariat avec Admed, a connu quelques soubresauts. La restructuration de la fondation spécialisée dans les analyses médicales, survenue en 2024 et 2025, a entraîné du retard sur le calendrier initial du projet. « Désormais, nous sommes dans la planification prévue », précise Pascal Braichet. L’objectif est de savoir quels services du RHNe partiront à Monruz d’ici le début de l’hiver, ajoute-t-il. De son côté, le directeur général d'Admed indique que les discussions contractuelles liées au bail entre la fondation et le RHNe sont toujours en cours. David Pérez précise: « Dès que le bail sera signé, les travaux reprendront. »
« On a certaines certitudes de services qui vont déménager et d’autres qui sont à l’étude. »
Le Réseau hospitalier neuchâtelois a obtenu la confirmation qu’il pourrait déployer de l’imagerie médicale sur le site de Monruz, ce qui a donné une nouvelle impulsion au projet, selon Pascal Braichet. Le président du Collège des directions du RHNe espère que celui-ci pourra ainsi « entrer dans une phase de réalisation plus concrète » à l’issue de cette période de planification. /sbm










