Dépasser le froid et l’humidité de la Patagonie

Il revient les yeux davantage cernés et le corps encore un peu plus éprouvé. L’explorateur ...
Dépasser le froid et l’humidité de la Patagonie

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Il revient les yeux davantage cernés et le corps encore un peu plus éprouvé. L’explorateur neuchâtelois Christian Clot vient d’achever la deuxième étape de son périple qui vise à confronter l’humain aux conditions climatiques les plus extrêmes du globe.

Après le désert iranien, il a passé 30 jours en Patagonie au Chili où il a parcouru un peu plus de 400 kilomètres, principalement en kayak, sans assistance. Christian Clot a été confronté à un taux d’humidité avoisinant les 90 %, dans des températures souvent négatives, sans compter les vents qui soufflaient entre 40 et 100 km/h en rafales et qui ont rendu la navigation difficile voire impossible par moments. Christian Clot est tombé deux fois de son kayak face à la force des bourrasques. Il a toutefois réussi à s’extirper de l’eau, qui affichait la première fois 7 degrés et la seconde 2 degrés, pour remonter dans son embarcation.

Même s’il avait déjà parcouru la Patagonie en 2009, Christian Clot indique que cette étape n’était pas plus facile pour autant. « Le corps ne garde pas une mémoire » de ces éléments climatiques extrêmes, dit-il. La réalité était bien plus dure qu’il ne l’avait imaginée, notamment en raison des changements soudains de temps entre pluie, neige, grêle et accalmies. Les bourrasques ont aussi rendu certaines nuits peu reposantes.

Si Christian Clot revient avec une fatigue certaine, il n’affiche toutefois aucun regret. « C’est extraordinaire d’être là où rien ne rappelle l’être humain à des centaines de kilomètres à la ronde ». Émotion particulière aussi au moment de parcourir les chemins tracés il y a plus de 1'000 ans par les Kaweskars (aussi appelés « Alakalufs »), un peuple d’Indiens qui avait l’habitude de se déplacer en canoë, au milieu de ces canaux de Patagonie.

Le témoignage de Christian Clot (disponible uniquement depuis la version classique du site Internet):

Cap sur l’Amazonie

Le périple de Christian Clot ne s’achève pas là. Sa prochaine étape, c’est l’Amazonie pour tester la capacité d’adaptation du corps humain dans un climat chaud et humide cette fois. Le départ est prévu le 29 novembre. En attendant, l’explorateur neuchâtelois continue de faire des exercices physiques allégés pour éviter que son corps ne se relâche complètement avant cette prochaine aventure.

La dernière étape sera la Sibérie. Christian Clot prévoit ensuite de reconduire l’expérience avec un groupe de 20 personnes.

En parallèle, les données vitales et physiologiques que Christian Clot accumule au fil des étapes seront analysées par un laboratoire français. L’objectif scientifique de cette mission est de mieux comprendre les capacités d’adaptation de l’être humain dans des conditions climatiques extrêmes. /sbe


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