Employés unis contre les mesures budgétaires, les partis sont partagés

Trop c’est trop ! Les employés de la Ville de La Chaux-de-Fonds, réunis mercredi soir, refusent ...
Employés unis contre les mesures budgétaires, les partis sont partagés

Trop c’est trop !

Les employés de la Ville de La Chaux-de-Fonds, réunis mercredi soir, refusent en bloc le cumul des mesures proposées par le Conseil communal pour redresser les finances de la Métropole horlogère. Le personnel estime que les efforts faits actuellement sont déjà importants. Il dénonce aussi l’attitude du Conseil communal qui, selon un communiqué du Syndicat des services publics, a décidé de ne plus respecter le partenariat social.

L’exécutif envisage de baisser les salaires, de ne plus appliquer les échelons automatiques jusqu’en 2020 et de faire travailler les employés de plus de 50 ans 40 heures par semaines comme les autres collaborateurs de la Ville. Une hausse d'impôts de 3 points sera également soumise au Conseil général lors de la séance du budget en décembre.

Une nouvelle assemblée des employés de la Ville est prévue mardi 8 novembre à 19h30, afin de faire le point après le rendez-vous de lundi après-midi entre le SSP et le Conseil communal.

La droite ne s'oppose pas aux économie sur le personnel

Du côté des partis, si la hausse du coefficient fiscal fait débat, les mesures envisagées pour le personnel seront peu combattues.

A droite, le PLR estime que ces coupes sont indispensables. Les employés de la Ville sont complétement en décalage avec le secteur privé. Selon le chef de section Christophe Ummel: "on se demande comment on en est arrivé à de tels avantages". Il les considère d'ailleurs comme des coquetteries. Pour l’UDC, ces mesures d’austérité ne font pas plaisir et seront acceptées à contre-cœur. Mais, le parti estime que le personnel de la Ville a fait sa part et qu’il faudra stopper les coupes dans le futur. Concernant les mesure décidées, l’UDC se réserve le droit d’ajouter plusieurs amendements lors de la séance du budget en décembre.

Par contre, l’UDC s’oppose en bloc à la hausse du coefficient fiscal. Le parti ira même jusqu’au référendum si la hausse passe la rampe au Conseil général. Le chef de section Andy Favre a d’ailleurs bon espoir que la population refuse cette augmentation. Pour le PLR, la hausse est une très mauvaise décision. Selon le parti, il s’agit d’un appauvrissement pour la Ville qui peine déjà à faire venir des contribuables. "Là, elle les ferait fuir" déclare Christophe Ummel.

Seule voix discordante, le PDC, lui, veut attendre les débats. Pour les mesures d’austérité, le parti trouve que les employés communaux trinquent beaucoup trop, il faudrait trouver d’autres solutions pour réaliser des économies. Sur la hausse du coefficient fiscal, le PDC est plutôt contre l’augmentation des impôts sauf si elle est vraiment limitée à 3 ans.

La gauche est résignée

A gauche, si les mesures d’austérité sont impopulaires pour le parti socialiste, elles n’en restent pas moins indispensables.  Mais, selon le PS, il faut aussi prévoir des investissements et pas que des coupes budgétaires. La hausse du coefficient sera aussi acceptée par le parti, car elle est limitée dans le temps. Il s’agit d’ailleurs d’une condition essentielle à son approbation.

Pour les Verts, c’est une équitable mesure tant du côté des employés que de la population. Il faut absolument éviter la mise sous tutelle de la Ville et chacun doit faire son dû pour que cette situation n’arrive pas. Donc les coupes et la hausse d’impôt vont de pair.

Le POP ne s’est pas encore prononcé officiellement sur les mesures d’austérité, mais selon le chef de groupe Karim Boukhris : "la population paie le prix de la réforme des personnes morales. Cette hausse d’impôts ne sert qu’à éponger les mauvais choix politiques réalisés dans le passé."

En conclusion, les mesures d’austérité et la hausse du coefficient fiscal seront débattues lors du Conseil général de la Ville en décembre./ comm-sma-jha


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