Des mesures pour faire baisser l'absentéisme à Neuchâtel

Les absences de longues durées dopent les statistiques. Les absences de longues durées dopent les statistiques.

La Ville de Neuchâtel prend des mesures pour lutter contre le taux d’absentéisme au sein de l’administration. Il affichait 4,6% à la fin de l’année passée. Ce taux comprend toutes les absences confondues, que ce soit pour cause de maladie, de congé maternité ou autre.

Trois mesures sont ou vont être mises sur pied ces prochains mois. Il ne s’agit pas pour la Ville de faire la chasse aux collaborateurs malades, mais de prévenir et d’améliorer la situation. Neuchâtel a déjà commencé à former ses cadres à la gestion des absences : à quel rythme prendre des nouvelles de la personne malade ? comment préparer son retour et gérer la répartition de la charge de travail durant son absence ?

La Ville souhaite aussi améliorer la gestion des conflits et du harcèlement au travail. Cette mission sera confiée à une personne externe à l’administration. Un rapport va être soumis au mois de mars au Conseil général.

Enfin, la Ville va lancer un concept de santé au travail en collaboration avec la Suva. Il s’agit par exemple de donner des conseils aux collaborateurs pour éviter les maux de dos.

Grâce à ces trois mesures, la Ville de Neuchâtel espère faire baisser son taux d’absentéisme. Elle ne s’est en revanche pas fixé d’objectifs chiffrés.

Ce sont essentiellement les absences pour maladie de longue durée, comme une opération lourde ou un cancer, qui font grimper le taux d’absentéisme, et pas seulement à Neuchâtel. A Val-de-Travers, le taux se monte à 6,45%, mais sans ces cas lourds (par exemple une intervention chirurgicale), sur lesquels l'administration n'a aucune marge de manoeuvre, il se monte à 3,34%. L’année passée, le taux d’absentéisme était de 4,91 au Locle et de 4,74 à La Chaux-de-Fonds. /sma

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