Touche neuchâteloise sur la colonne Vendôme à Paris

Université de Neuchâtel, patine, champignon L'équipe neuchâteloise du Laboratoire de microbiologie lors d'un test de cette biopatine à Neuchâtel.

Un traitement neuchâtelois pour soigner un monument parisien. L’équipe du Laboratoire de microbiologie de l’Université de Neuchâtel a été sollicitée par le Laboratoire français de Recherche des monuments historiques pour appliquer une biopatine sur la colonne Vendôme, soit un traitement naturel du cuivre à base de champignons. Cette technique a été mise au point en collaboration avec la Haute École Arc conservation-restauration, à Neuchâtel.

Lundi après-midi, les chercheurs neuchâtelois grimperont à peu près jusqu’au sommet de la colonne Vendôme, qui atteint 44 mètres. Leur intervention se limitera à environ deux mètres carrés de surface du monument. Le traitement naturel qui sera appliqué permettra de stabiliser le cuivre et d’éviter de nouvelles coulées vertes qui peuvent survenir au fil du temps. Le changement ne sera pas très visible. Seule une fine couche protectrice, créée par les champignons, fera son apparition. Elle devrait tenir environ 5 ans.

Cette mission constitue une belle vitrine pour les chercheurs neuchâtelois, qui utilisent ainsi pour la première fois ce traitement hors des frontières suisses. Jusqu’à présent, celui-ci avait été testé à Neuchâtel, à La Chaux-de-Fonds, à Lausanne et à Lucerne. /sbe

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