Les Balsiger se racontent en marge du concours hippique du Cudret

Bryan Balsiger, son frère Ken et leurs parents Thomas et Patricia parlent du succès du concours ...
Les Balsiger se racontent en marge du concours hippique du Cudret

Bryan Balsiger, son frère Ken et leurs parents Thomas et Patricia parlent du succès du concours, des débuts des garçons dans l’équitation et de « l’équipe » qu’ils forment pour faire tourner l’exploitation et favoriser la carrière de Bryan.

Thomas, Ken, Patricia et Bryan Balsiger lors du concours du Cudret. Thomas, Ken, Patricia et Bryan Balsiger lors du concours du Cudret.

Quelques 1650 départs de cavaliers (sur deux week-ends) et la participation vendredi de Steve Guerdat : le concours hippique du Cudret, à la sortie de Corcelles-Cormondrèche, a de quoi hennir de plaisir. La famille Balsiger ne compte pas ses heures pour que l’événement continue d’attirer des cavaliers loin à la ronde. Mais au cœur de la manifestation, Bryan, Ken et leurs parents Thomas et Patricia ont volontiers accepté de prendre quelques minutes samedi pour nous raconter la passion qui les rassemble.

Si Bryan est devenu un champion d’équitation, le mantra familial n’était pas axé sur la performance, il fallait « que les enfants puissent avoir du plaisir et choisir eux-mêmes ce qu’ils avaient envie de faire. Je les ai emmenés faire d’autres sports, et chaque fois ils me disaient qu’ils voulaient devenir cavaliers », sourit Patricia. Thomas, lui, se souvient de Ken et Bryan comme « de très bons élèves, ils avaient toujours envie de se battre. Dans n’importe quel sport, il faut se battre pour réussir. »

Ken, lui, se souvient d’un papa « assez dur » comme mentor. « Avant d’aller à cheval, il fallait faire les écuries, on n’avait pas trop de vacances. C’était une école de vie. Maman, elle, était un peu plus tendre, mais elle était sur la même ligne. » « L’équitation, c’était une chose, mais une fois qu’on avait fini la journée, c’était la famille. Même si je faisais un mauvais résultat (sur le cheval), le soir, on passait à autre chose », se souvient Bryan. 

Les souvenirs des Balsiger

Alors que les concours hippiques sont toujours moins nombreux, celui du Cudret ne connaît pas la crise. Le site du concours et « un accueil familial mais sérieux » expliquent en partie le succès de la manifestation. Elle tourne aussi grâce aux bénévoles, qui sont entre « 80 et 100 ». Le secret se niche aussi dans la préparation : « Depuis que je suis petit, il n’y a pas une année où avant le mois de juin, on n’a pas reconstruit une tribune, ou refait le carré de sable ou agrandi le manège, refait les boxes ou une cuisine », note Bryan Balsiger.

La venue de Steve Guerdat, « une reconnaissance »

Pour mener à bien sa carrière en parallèle du travail quotidien au domaine familial, le cadet peut compter sur Ken : « Je regarde qu’il puisse partir sereinement au concours et que tout joue à la maison, parce qu’il y a aussi des clients qui sont là, ainsi que l’école d’équitation. Il faut prendre soin des gens qui font tourner l’entreprise », confirme l’ainé. « Je ne suis pas tout le temps là à l’écurie ou pour aider, mais j’essaie de donner mon maximum. On est une équipe », conclut Bryan Balsiger. /vco

Bryan Balsiger : « Je ne suis pas tout le temps à l'écurie, mais j'essaie de donner mon maximum. »


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