Souvenirs douloureux d’une raclée

La Nati se prépare pour le choc du groupe A de l'Euro 2016 contre la France qui aura lieu ce ...
Souvenirs douloureux d’une raclée

Suisse-France, un mauvais souvenir pour la Nati d'Ottmar Hitzfeld. Suisse-France, un mauvais souvenir pour la Nati d'Ottmar Hitzfeld.

La Nati se prépare pour le choc du groupe A de l'Euro 2016 contre la France qui aura lieu ce dimanche au stade Pierre-Mauroy de Lille (21h00). Une affiche qui rappelle également un souvenir douloureux du mondial 2014 : une cinglante défaite 5-2 de la Suisse d’Ottmar Hitzfeld face à l’équipe de France.

Deux ans plus tard quasiment jour pour jour, le traumatisme de Salvador de Bahia du 20 juin 2014 est toujours bien ancré. « Tu perds 5-0 après 70 minutes. C'était dur pour nous d’accepter ça. C’était une leçon et je pense qu’on a encore ce match dans la tête. On ne peut pas oublier. », avoue Admir Mehmedi qui était présent sur la pelouse de l’Arena Fonte Nova ce jour-là. Une blessure que le temps n’a d’ailleurs pas complètement refermée. « Non ce n’est pas si loin, il y a d’ailleurs beaucoup de joueurs encore présents qui étaient au Brésil. C’était un match compliqué, une première mi-temps abominable. Mais ça fait partie du passé et j’espère que les joueurs ont à cœur de laver cet affront d’il y a deux ans. », souffle l’expérimenté milieu de terrain Gelson Fernandes.

Un souvenir qui hante encore la mémoire d'Admir Mehmedi

Ce qui a changé depuis 2014

Côté Suisse, à l’exception de Gökhan Inler et Diego Benaglio, ce sont les mêmes joueurs cadres qui sont encore présents pour cet Euro 2016 avec l’apport d’une jeunesse incarnée par Breel Embolo. L’équipe de France, en revanche, a bien changé avec une nouvelle défense et les éclosions de Paul Pogba, N’Golo Kanté, Antoine Griezmann, Dimitri Payet, Anthony Martial ou encore Kingsley Coman. Une jeunesse pétrie de talent mais la Nati s’annonce, elle, beaucoup plus mature qu’avant selon Admir Mehmedi : « Je pense qu’on est plus dominant dans le jeu. On se crée beaucoup plus d’occasions de but. Le système a également changé, Granit Xhaka est passé à la récupération, Blerim Dzemaili a pris de l’importance offensivement… Ça nous donne de grandes qualités. » Une évolution positive est effectivement visible sur les phases de possession de balle. En deux ans, cette jeune équipe suisse de 2014 a également pris du galon et emmagasiné de l’expérience : « Il y a des joueurs qui sont en train de prendre une dimension qui est très intéressante. Par exemple les deux premiers matchs de Granit (Xhaka) dans cet Euro ont été de haut niveau. Il est en train de prendre une dimension intéressante pour nous. On a des joueurs capables de devenir de très bons joueurs européens et c’est une chance pour notre pays. », analyse Gelson Fernandes. En dehors du manque de solutions alternatives en attaque, les joueurs voient cette Nati version 2016 plus costaude qu’en 2014. Presque de quoi faire rêver le président de l’Association Suisse de Football, Peter Gilliéron, pour cette finale du groupe dimanche. « Bon si on finit devant la France, on prend aussi ! Mais l’important c’est de se qualifier à la fin. », annonçait-il avec le sourire lors de l’arrivée de l’équipe à Montpellier. La Nati semble donc aborder ce choc avec une certaine décontraction. Preuve en est avec ce tweet plein d’humour de l’ASF posté ce vendredi pour détourner la polémique française actuelle autour de Paul Pogba : « Eh, la France, c’est pas Pogba votre problème, c’est NOUS votre problème ! » Le match est lancé. /jpi

2014 n'est pas si loin selon Gelson Fernandes


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