Les radars seront cantonaux !

Neuchâtel s’offre une nouvelle loi sur la police neuchâteloise. Le Grand conseil a adopté ...
Les radars seront cantonaux !

Le radar installé dans le quartier du Champ-du-Moulin Les radars neuchâtelois seront désormais gérés par le Canton.

Neuchâtel s’offre une nouvelle loi sur la police neuchâteloise. Le Grand conseil a adopté mardi une révision du texte par 101 voix sans opposition. Elle doit entrer en vigueur le 1er janvier 2015. La gestion des radars sera cantonalisée.

 

La fin des mandats de prestation

La police veillera à la sécurité du canton dans son ensemble : les mandats de prestations entre la police et les communes seront abandonnés. Pour financer ce changement, le Conseil d'Etat propose une bascule d’un point d’impôts des communes vers l’Etat, bascule qui doit s’appliquer au plus tard en 2017. D’ici-là, la part communale du financement de la sécurité se fait au travers d’une contribution par habitant.

 

Canton maître des radars

La gestion des radars et le produit des amendes qu’ils génèrent reviendront au canton. Le but est d’appliquer une politique de contrôle de la vitesse uniforme. Le conseil d’Etat estime que la Police neuchâteloise est l’autorité la plus apte en matière d’analyse des besoins. Une stratégie globale de gestion des radars sera mise sur pied par le gouvernement et le Conseil de pilotage de la sécurité publique, dans lequel les communes sont représentées. Elles auront donc encore leur mot à dire. Et ceci, même sans mandat de prestation. Au travers du Conseil de pilotage, les communes pourront intervenir directement dans les objectifs cantonaux de sécurité. Les tâches de proximité qu’elles déléguaient parfois à la police seront traitées par un agent de sécurité publique communal. Cela porte par exemple sur le contrôle du stationnement.

 

Police plus forte

La nouvelle loi dote aussi la police de plus de moyens, par exemple pour lutter contre la violence conjugale. Le gendarme pourra expulser une personne de son logement et des environs immédiats si elle présente un risque pour l’intégrité physique ou psychique d’autrui. Le policier pourra prononcer une expulsion du logement d’une durée de 30 jours, contre 4 actuellement. /aju


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