L’assistance au suicide entre dans les homes

L’assistance au suicide sera tolérée dans les homes neuchâtelois. Les institutions reconnues ...
L’assistance au suicide entre dans les homes

Les homes neuchâtelois devront accepter que certains de leurs patients sollicitent l'aide au suicide. Les homes neuchâtelois devront accepter que certains de leurs patients sollicitent l'aide au suicide pour décider des modalités et du moment de leur mort.

L’assistance au suicide sera tolérée dans les homes neuchâtelois. Les institutions reconnues d’utilité publique devront accepter que leurs résidents puissent choisir les modalités et le moment de leur mort. Le Grand conseil a accepté mardi soir par 80 voix contre 16 une modification de la loi sur la santé. Il n’y aura aucune exception.

 

Averti des alternatives

Pour mettre fin à leurs jours et recevoir un soutien externe, les patients devront toutefois être en pleine capacité de discernement et souffrir d’une maladie grave ou incurable. Le résident doit également avoir été averti des alternatives thérapeutiques envisageables et ne peut pas être rapatrié à domicile. Le projet de loi émane d’un groupe interpartis. Il a planché sur la question, avec pour objectif de garantir au citoyen la liberté de mettre fin à ses jours et d'en choisir les modalités et le moment.

 

Pas d’exception pour l’Armée du salut

Une soixantaine d’institutions sont concernées par ce changement. Certaines d’entre-elles réclamaient des exceptions à cette pratique, notamment au sein d’établissements pour lesquels l’assistance au suicide est incompatible. C’est notamment le cas de homes gérés par l’Armée du salut. Aux yeux de nombreux députés, il s’agissait d’offrir aux individus la liberté de mourir dignement. Une liberté qui, selon le parlement, doit primer sur le droit des institutions à ne pas accueillir d’organisation d’aide au suicide. Il n’y aura donc aucune exception pour les homes neuchâtelois et les institutions reconnues d’utilité publique. Le suicide assisté pourra être refusé dans les homes privés, non reconnus d’utilité publique. Ces institutions devront toutefois clairement informer leurs résidents de leur politique en matière d’assistance au suicide. /aju


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