Optimisme prudent à Baselworld

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Confiance en demi-teinte pour cette nouvelle édition de Baselworld. La manifestation ouvre ses portes jeudi et se tient jusqu’au 3 avril. Ces huit jours de salon sont l’occasion pour les spécialistes de la branche de se rencontrer, et de découvrir les nouvelles tendances.

Cette année, les marques du luxe espèrent relancer un marché en mutation. Les horlogers suisses ont notamment été fortement touchés pas le recul des importations en Chine l’an dernier. Le résultat de la votation sur l’immigration du 9 février crée par ailleurs des incertitudes. Le monde de la montre a néanmoins battu des records l’an dernier avec une augmentation des exportations de 1,9%. Le rythme de croissance a cependant nettement décéléré.

Jean-Daniel Pasche, le président de la Fédération de l’industrie horlogère suisse, parle donc, pour cette nouvelle édition, « d’optimisme prudent ».

 

Fin des livraisons de mouvements, quelles conséquences ?

Cette nouvelle édition de Baselworld est aussi l’occasion de prendre le pouls de plusieurs entreprises de la région sur la question de la réduction progressive des quantités de livraisons de mouvements mécaniques par le groupe Swatch. La COMCO a donné son feu vert à cette mesure en octobre dernier. L’accord prévoit que la manufacture ETA, le bras industriel du groupe Swatch, ne fournisse plus que 75% des quantités vendues en 2014/15, 65% en 2016/17 et 55% en 2018/19.

Pour l’entreprise noirmonière Louis Erard, cette année s’annonce difficile. Alain Spinedi, administrateur délégué de la marque, table cependant sur la diversification pour s’en sortir avec notamment la poursuite de la fabrication de montres quartz.

Chez Tag Heuer, à La Chaux-de-Fonds, l’ambiance est tout autre. La marque produit maintenant elle-même ses chronographes automatiques. Elle fait également appel, pour d’autres mouvements, à l’entrepreneur chaux-de-fonnier Sellita. De son côté, la petite entreprise horlogère Armand Nicolet, basée à Tramelan, a développé une stratégie bien à elle. Elle récupère, en partie, des mouvements sur d’anciens de ses modèles, des montres datant des années 1950 ou 1960.

Diversification, production interne ou récupération… Les marques trouvent chacune leur moyen de résister. Il est néanmoins plus facile de se retourner, selon ces différents acteurs, lorsque l’on est dans le haut de gamme. /jsr

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