L’art a toujours sa place à Neuchâtel

Les décorations artistiques auront toujours leur place sur les bâtiments construits ou rénovés ...
L’art a toujours sa place à Neuchâtel

Le palmier de la prison de Gorgier a été pris en exemple par le député Bernard Schumacher pour remettre en question les investissements de l'Etat dans l'art. Le palmier de la prison de Gorgier a été pris en exemple par le député Bernard Schumacher pour remettre en question les investissements de l'Etat dans l'art.

Les décorations artistiques auront toujours leur place sur les bâtiments construits ou rénovés par l’Etat de Neuchâtel. Le Grand Conseil a refusé mercredi par 57 voix contre 47 de modifier l’arrêté concernant la décoration des bâtiments officiels.

Le député PLR Bernard Schumacher avait déposé une recommandation pour modifier l'arrêté de 1978 sur le pour-cent culturel. Il estime que les investissements prévus pour la rénovation et la construction ces prochaines années se traduiront par des sommes considérables consacrées à la décoration artistique. L’Etat doit se poser les bonnes questions et il avait là un bon moyen d’économiser, selon lui. Il proposait de plafonner le montant des investissements. Le député s’est défendu de vouloir juger du beau et du moins beau dans le domaine de l’art. Mais quand on coupe partout, on doit aussi couper dans l’art. Un point de vue qui n’a pas été partagé par la gauche et les Verts libéraux.

 

Des soucis après le 9 février

Les députés se sont aussi inquiétés des effets de la votation du 9 février contre l’immigration de masse. Le groupe libéral-radical, suivi par le Parlement, exhorte le Conseil d’Etat à faire des propositions au Conseil fédéral. La motion demande que les spécificités de l’économie neuchâteloise soient prises en compte par Berne lors de la concrétisation de l’initiative de l’UDC.

Soucis entendus et partagés par le Conseil d’Etat. Le ministre en charge de l’économie Jean-Nath Karakash a donné l’exemple du Centre suisse d'électronique et de microtechnique à Neuchâtel. En 2012, le CSEM a touché 8 millions de francs de la part de l’Union européenne, soit 12% de ses revenus. De quoi se faire du souci, même si pour l’instant le Conseil d’Etat rappelle que les accords sont suspendus et pas encore enterrés. Mais le risque que l’industrie neuchâteloise soit affaiblie est grand, tout comme celui d'une perte d’emplois dans le futur. /aju


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