Prévoyance.ne : le Grand Conseil n'a pas trouvé de compromis

Le Grand Conseil neuchâtelois a le couteau sous la gorge, et ça se sent. Malgré de multiples ...
Prévoyance.ne : le Grand Conseil n'a pas trouvé de compromis

Les policiers neuchâtelois se sont mobilisés mardi dans la cour du Château de Neuchâtel, inquiets des conséquences que les décisions du Grand Conseil pourraient avoir sur leurs retraites Les policiers neuchâtelois se sont mobilisés mardi dans la cour du Château de Neuchâtel, inquiets des conséquences que les décisions du Grand Conseil pourraient avoir sur leurs retraites.

Le Grand Conseil neuchâtelois a le couteau sous la gorge, et ça se sent. Malgré de multiples suspensions de séance, les députés n'ont pas réussi à se mettre d'accord mardi sur un plan de recapitalisation pour prévoyance.ne, la caisse de pension des collectivités publiques.

Les enjeux sont de taille : il faut trouver un moyen de combler les 2 milliards de francs de découvert de la caisse de pension sans ruiner les communes et l'Etat, ni demander une participation financière insoutenable aux assurés. Et les délais sont extrêmement courts : l'Autorité fédérale de surveillance exige un plan de recapitalisation d'ici dimanche, sinon les 2 milliards devront être trouvés d'ici 5 à 7 ans.

Le Conseil d'Etat propose un plan de recapitalisation qui vise un taux de couverture de 80% d'ici 2052. Mais les députés libéraux-radicaux et UDC estiment que cet objectif est trop timide. Ils veulent modifier rapidement le principe même de la caisse de prévoyance, en passant du système actuel de primauté des prestations à un système de primauté des cotisations.

 

Pluie d'amendements

Les groupes politiques du Grand Conseil ainsi que la commission chargée d'examiner le rapport du gouvernement ont cherché un compromis jusque tard mardi soir. Une solution s'est dessinée en fin de soirée, qui vise un taux de couverture de 80% d'ici 2039, puis un basculement vers un système de primauté des cotisations. Mais la droite aimerait obliger l'Etat de Neuchâtel à mettre au moins 100 millions de francs de côté d'ici 2017, alors que la gauche souhaite repousser l'échéance à 2024.

Bref, le compromis n'est pas encore trouvé. Une pluie d'amendements de tous bords est d'ailleurs tombée à la fin de la journée, obligeant le Bureau du Grand Conseil à repousser le débat à mercredi pour se donner le temps d'examiner toutes ces nouvelles propositions. /mvr


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