Quoi de mieux que de faire trempette dans l’eau du lac de Neuchâtel pour échapper à la chaleur écrasante ? Les baigneurs affluent sur les plages ce week-end. Bronzette, grillade, apéro sur le lac et autres activités sont au programme de nombreux Neuchâtelois. En parallèle, les sauveteurs de la Société de sauvetage du Bas-Lac (SSBL) sont sur le qui-vive. En effet, ces épisodes de fortes chaleurs sont les déclencheurs de nombreux accidents. « Je ne peux pas vous donner des chiffres exacts, mais effectivement, plus il y a de monde, plus les facteurs de risque augmentent », explique Loric Grand, président de la SSBL. Les cas d’accidents les plus fréquents concernent les baigneurs. « Le risque de malaise est élevé, car la différence de température entre l’eau du lac et l’air extérieur est encore grande en cette saison », détaille le président. Un malaise qui arrive dans l’eau peut entrainer la noyade du baigneur, un accident qui se révèle souvent fatal.
Loric Grand : « Le lac est un milieu difficile. »
Pour garder en tête les bons usages et prévenir les risques, la Société suisse de sauvetage (SSS) a édicté six maximes de la baignade en lac. « Il faut, entre autres, être particulièrement attentif aux enfants et rester proche d’eux. Les plus petits n’ont pas les mêmes réflexes et la même conscience du danger que nous. En quelques secondes, il faut pouvoir réagir », décrit Loric Grand. Parmi ces règles, on peut encore noter qu’il est fortement déconseillé de se baigner après avoir bu de l’alcool ou l’estomac chargé. Une entrée dans l’eau petit à petit est également à privilégier aux plongeons.
Moins d’expérience, plus de risques
Les populations les plus à risque d’être exposées à un accident de baignade sont les enfants et les personnes âgées, selon le sauveteur. Mais les baigneurs avec un peu moins d’expérience sont aussi des populations vulnérables. « Quand il fait chaud, le lac attire davantage de baigneurs peu expérimentés », ajoute le président de la SSBL.
« Ces personnes sont plus à risque de ne pas assumer leur baignade. »
Le même problème se présente notamment avec les engins de plage de type « paddle ». « C’est une pratique qui s’est vraiment bien démocratisée. Une bonne partie de la population est bien renseignée et fait attention, mais il reste des gens plus téméraires. Ils ne connaissent pas les bonnes pratiques et prennent parfois de gros risques. », poursuit Loric Grand en rappelant que les dangers sur le lac sont un tout. « Il y a la météo qui entre en jeu, la condition physique des personnes, l’expérience, etc. ». De plus, il est essentiel de laisser ses coordonnées sur ses engins de plage pour aider les sauveteurs en cas de disparitions.
« Ça nous permet de pouvoir contacter la personne. »
Le seul mot d’ordre à retenir, selon Loric Grand, est de s’écouter et de ne surtout pas se surestimer. Cela compte quand il s’agit de notre propre sécurité, mais aussi de celle des autres. « S’il faut porter secours à quelqu’un, il ne faut pas prendre de risques inutiles et ne pas hésiter à demander de l’aide », ajoute le président de la Société de sauvetage du Bas-Lac.
« Le premier réflexe à avoir c'est de demander de l'aide. »
Finalement, si vous êtes témoins d’un accident ou que vous rencontrez une situation dangereuse, vous pouvez appeler les numéros d’urgence. Soit les secours au 144, la police au 117 ou encore le numéro d’urgence européen au 112. « Peu importe le numéro, la centrale vous redirigera de tout de façon vers les bons interlocuteurs », rassure Loric Grand. Chaque jour, une vingtaine de sauveteurs de la Société de sauvetage du Bas-Lac sont mobilisés. /crb









