Le musée d’archéologie neuchâtelois fête ses 25 ans cette année. Pour l’occasion, et dans le cadre de la Nuit des Musées, il vernit l’exposition photographique et sonore « Le passé n’attend pas ». Cette création sera à découvrir dès samedi. Découverte d’une histoire qui s’est construite pas à pas, au gré des circonstances.
L’autoroute a donné naissance au Laténium. Le musée d’archéologie neuchâtelois célèbre son quart de siècle cette année et profite de cet anniversaire, ainsi que de la Nuit des Musées, pour présenter sa nouvelle exposition « Le passé n’attend pas ». À découvrir dès samedi aux abords du Laténium, cette création retrace la manière dont l’institution a vu le jour.
L’exposition met notamment en lumière le lien entre la construction de l’autoroute A5 et l’inauguration du musée en 2001. « Au moment où les archéologues fouillent ce lieu dans les années 1980, ils n’ont pas nécessairement idée qu’un musée viendra ensuite s’y construire. C’est donc une succession de différentes étapes, qui ne sont pas forcément programmées à l’avance, qui permet de raconter tout ce qui s’est passé ici et de parler de la transformation du lieu, déclenchée d’abord par la construction de l’autoroute », explique Géraldine Delley, directrice adjointe et commissaire de l’exposition. Il faut aussi souligner que l’endroit où se trouve aujourd’hui le Laténium était autrefois une étendue d’eau. Cette zone faisait partie du lac de Neuchâtel avant son assèchement dans le cadre des travaux de l'autoroute A5.
Géraldine Delley : « On est dans un lieu qui n'existait pas encore dans les années 80. »
Cette exposition raconte la transformation du lieu à travers de grandes images d’archives, mais aussi au travers d’un récit signé Gérald Wang. « C'est une exposition qui peut surprendre au niveau de ce qu'on peut montrer visuellement, mais c'est aussi une exposition qui raconte l'histoire d'un endroit de façon non linéaire », ajoute Géraldine Delley.
« On est pris comme ça dans une succession de choses qu'on ne décide pas toujours soi-même. »
Pour une fois, ce ne sont pas les objets découverts qui occupent le devant de la scène, mais plutôt les personnes qui ont permis ces découvertes et leur mise en valeur dans l’écrin qu’est devenu le Laténium. « Ici, on montre plutôt le moment de la découverte des objets et tout ce qui l’accompagne, c’est-à-dire cette ambiance de terrain que l’on retrouve sur les photos exposées dans le parc », explique la directrice adjointe du musée neuchâtelois.
« C’est peut-être ce qui fait la différence par rapport à une exposition classique, où l’on présente des objets dans des vitrines. »
Anne-Marie Richner, aujourd'hui retraitée, faisait justement partie de l’équipe d’une soixantaine de personnes chargée des fouilles archéologiques entre 1983 et 1986. Elle se souvient : « On a trouvé certaines choses auxquelles on ne s’attendait pas. Par exemple, de petits bouts de papier que l’on pensait être du papier d’étain. Au tamisage, en les nettoyant, on s’est rendu compte qu’il s’agissait en fait de petites feuilles d’or. »
Anne-Marie Richner : « On a trouvé des tas de choses intéressantes pour avoir maintenant un musée. »
L’exposition « Le passé n’attend pas » sera vernie samedi dès 18h au Laténium dans le cadre de la Nuit des Musées. /yca











