Promouvoir les vins neuchâtelois tout en réduisant la voilure

Le Conseil d’État a pris des mesures pour soutenir le secteur viticole confronté à une baisse ...
Promouvoir les vins neuchâtelois tout en réduisant la voilure

Le Conseil d’État a pris des mesures pour soutenir le secteur viticole confronté à une baisse de la consommation des vins.

Le Conseil d'Etat neuchâtelois a pris des mesures pour soutenir le secteur viticole. (Photo d'illustration) Le Conseil d'Etat neuchâtelois a pris des mesures pour soutenir le secteur viticole. (Photo d'illustration)

Une politique en deux axes pour soutenir le monde viticole neuchâtelois. Le Conseil d’État a annoncé une série de mesures mercredi dernier pour faire face à la baisse de consommation de vins observée dans le canton, mais plus largement en Suisse. Sur cinq ans, entre 2021 et 2025, la consommation de vins neuchâtelois affichait une diminution de 8% par rapport aux cinq années précédentes. « Les rouges et l’Oeil de Perdrix sont stables. Les vins blancs sont un peu plus en baisse », précise Laurent Favre, conseiller d’État en charge de la viticulture.

Laurent Favre : « On constate quand même un effet sur la vente des vins neuchâtelois, d’où la nécessité aujourd’hui de renforcer encore la promotion.

Une enveloppe de 300'000 francs sera ainsi débloquée sur deux ans, en 2026 et 2027, pour favoriser la promotion des vins neuchâtelois par le biais de Neuchâtel Vins et Terroir. Par ailleurs, 200'000 francs sont à disposition des viticulteurs qui souhaitent réduire leur domaine et arracher certaines vignes. Ce soutien s’inscrit dans ce qui a aussi été décidé au niveau fédéral au mois de février. Cet arrachage se veut « proportionné », précise Laurent Favre : 5% du vignoble neuchâtelois seront concernés au maximum, soit 30 hectares. Sur les 600 hectares de vignes, 560 sont en zone viticole, indique le conseiller d’État. Ce sont ainsi les parchets qui se trouvent en zone à bâtir ou en zone agricole qui sont principalement visés par cette mesure de soutien.

« C’est plutôt les 40 hectares de vignes en zone agricole ou en zone à bâtir qui sont de potentiels sujets à l’arrachage. »

Le conseiller d'Etat Laurent Favre. Le conseiller d'Etat Laurent Favre.

Les parcelles où des vignes viendraient à être arrachées serviront, pour certaines, à la promotion de la biodiversité.

Une fois l’arrachage effectué, il sera interdit de replanter de la vigne durant 10 ans et l’interdiction sera même définitive dans les zones à bâtir.

En revanche, et contrairement à la Confédération, le Canton de Neuchâtel n’imposera pas un arrachage de vignes sur 2'500 mètres carrés au minimum pour bénéficier d’un soutien financier. « On sera plutôt autour des 20 mètres carrés », précise Laurent Favre.

Pour le moment, aucun vigneron n’a sollicité une aide financière pour l’arrachage, selon le conseiller d’État. Les professionnels intéressés ont jusqu’à fin décembre 2027 pour le faire. /sbm


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