Natalia Delgrande quitte son poste. La cheffe du Service pénitentiaire neuchâtelois annonce son départ avec effet immédiat mardi. Moins d’un an après avoir pris ses fonctions, en juin 2025, elle entend donner une nouvelle orientation à sa carrière professionnelle. Natalia Delgrande aura passé trois ans au sein du comité de direction.
Ce départ intervient dans un contexte mouvementé pour le Service pénitentiaire neuchâtelois. Céline Vara, conseillère d’État en charge de la sécurité, ne nie pas les difficultés actuelles. « C’est un contexte très compliqué, avec beaucoup de pression. Il y a des manques d’effectifs, mais aussi des réformes très lourdes », explique-t-elle.
Céline Vara : « Le Service pénitentiaire traverse une crise importante. »
Inquiétudes au Grand Conseil
Pour Céline Vara, ce contexte « compliqué » ne sort pas de nulle part. « Quand je suis arrivée à la tête de ce département, il y avait beaucoup de postes vacants, beaucoup de départs. Ça a créé une certaine instabilité. Le bateau tanguait », souligne-t-elle. « De plus, malgré le fait que ce soit un maillon essentiel de la chaîne pénale, le pénitentiaire reste le petit dernier, le vient-ensuite », ajoute la conseillère d’État.
Ce climat délicat a résonné jusqu’au Grand Conseil ce mardi. Une interpellation et plusieurs questions à ce sujet étaient adressées au Conseil d’Etat. Face aux nombreuses craintes, Céline Vara a tenu à éclaircir certains points : « Au niveau des effectifs, nous sommes actuellement à la limite minimale. La situation est toutefois sous contrôle et le dossier est suivi de très près », assure-t-elle. La conseillère d’Etat ajoute : « Depuis l’été 2025, neuf EPT supplémentaires ont été alloués au service. La situation est fragile, mais stable. Nous espérons qu’elle soit à nouveau sereine dans les prochains mois. »
« Pour réussir à faire les réformes nécessaires dans un contexte fragilisé, il faut aller doucement. »
Céline Vara précise encore qu'une analyse est en cours pour déterminer si des effectifs supplémentaires sont nécessaires au sein du Service pénitentiaire neuchâtelois.
Quant au poste de chef de service laissé vacant par Natalia Delgrande, le Conseil d’Etat indique que le processus de recrutement sera lancé prochainement. En attendant, un mode de direction ad intérim sera défini. /gjo













