Des nichoirs prêts à accueillir les hirondelles au collège de Dombresson

Des élèves de 6e année ont créé des nichoirs dans le cadre du projet Graines de chercheurs ...
Des nichoirs prêts à accueillir les hirondelles au collège de Dombresson

Des élèves de 6e année ont créé des nichoirs dans le cadre du projet Graines de chercheurs. Ils les ont posés mardi sur leur école.

Nina (à gauche) et Louise, en compagnie du concierge Laurent, au moment de poser leur nichoir. Nina (à gauche) et Louise, en compagnie du concierge Laurent, au moment de poser leur nichoir.

Les hirondelles ont de quoi se loger à Dombresson. Des élèves de 6e année du collège de la localité vaudruzienne ont réalisé dix nichoirs dans le cadre du projet Graines de chercheurs, porté par le Parc Chasseral. Ceux-ci ont été posés mardi par les enfants avec l’aide du concierge, Laurent. La bâtisse abritait déjà une dizaine d’autres nichoirs, installés il y a quelques années.

Les élèves se sont attelés à créer plusieurs couches en papier mâché sur une coque en cellophane, indique leur enseignante Mélanie Reymond. « Après, on a laissé sécher une semaine et puis on a fait la couche finale composée de boîtes à œufs coupées en petits morceaux et mixées avec de l’eau », ajoute-t-elle. Le tout est accroché à une planche en bois qui est ensuite installée contre le toit. Les élèves ne se sont pas contentés de bricoler. Ils ont aussi élaboré toute la communication autour de leur travail pour prévenir les médias. « On a ainsi fait un peu de français en plus des sciences de la nature et de la géographie », indique Mélanie Reymond.

Nina : « J’aime bien ce qu’on a fait. C’est vraiment créatif. »

Les nichoirs sont destinés à accueillir des hirondelles de fenêtre. « Les hirondelles rustiques, c’est surtout dans des granges ou dans des petits trous », explique Ylenzo, qui a appris à différencier les deux espèces. Nina était ravie d’avoir mené une telle démarche. « Je trouve que c’est assez cool. Tous les jours, on peut aller le voir et voir s’il y a des hirondelles qui viennent ».

Les enfants devront toutefois patienter encore un peu, le temps que les températures s’adoucissent et que les oiseaux reviennent de leur migration. Mathis se réjouit : « on peut les voir voler, manger, dans leur nid avec les bébés et c’est cool à observer. » 

Mathis : « Chaque année, elles migrent vers octobre et après elles reviennent vers avril-mai. »

Les nichoirs doivent par la suite être entretenus. « Il faut les nettoyer tous les deux à trois ans », indique Mélanie Reymond, afin d’enlever les déjections notamment.

Mélanie Reymond : « Pour nettoyer l’intérieur, on prend un petit peu de vinaigre et des brosses à vaisselle. »

De nouveaux nichoirs ont été posés par les élèves sous la toiture du collège de Dombresson. De nouveaux nichoirs ont été posés par les élèves sous la toiture du collège de Dombresson.

Pour le Parc Chasseral, ces collaborations sont précieuses. « L’hirondelle de fenêtre est une espèce rare », explique Caterina Grecuccio, responsable des projets éducation au Parc Chasseral. « Suite à l’urbanisation, il y a de moins en moins de maisons qui s’adaptent à leurs nichoirs », ajoute-t-elle. Dans le cadre du projet Graines de chercheurs, les élèves reçoivent également tout un dossier pédagogique sur les hirondelles.

Caterina Grecuccio : « En favorisant la construction de nichoirs, on favorise aussi le nombre de population sur le territoire et de nouvelles portées d’hirondelles de fenêtre. »

Les élèves sont aussi appelés à réaliser une demi-journée de recensement qui se tiendra le 22 juin à Chézard. Le fruit de leur travail sera transmis à la Station ornithologique de Sempach et leur contribution servira au recensement national, explique Caterina Grecuccio. /sbm

La classe de 6e année de Dombresson en compagnie de l'enseignante Mélanie Reymond et du concierge Laurent. La classe de 6e année de Dombresson en compagnie de l'enseignante Mélanie Reymond et du concierge Laurent.


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