Le Grand Conseil neuchâtelois a définitivement classé mardi la pétition « Pour l’avenir des Brenets, gardons le train ! ». En revanche, les députés ont accepté un postulat demandant des précisions au Conseil d’État.
C’est une nouvelle page qui se tourne pour le « Régional ». Déjà voué à disparaître, le train qui relie Le Locle et Les Brenets ne circulera pas au-delà de 2032. Le Grand Conseil neuchâtelois a décidé mardi de rejeter définitivement la pétition intitulée « Pour l’avenir des Brenets, gardons le train ! ». S’ils ont tous souligné l’historique et le symbole du « Régional », les groupes ont été unanimes : la ligne est vétuste et les quelque 80 millions de francs nécessaires pour la refaire ne sont pas supportables. D’autant que la Confédération a déjà annoncé qu’elle ne soutiendra pas une telle rénovation, ont souligné plusieurs députés.
Des bus et des questions
Dès 2032, ce sont donc des bus électriques qui assureront le trajet entre Le Locle et Les Brenets. « Cela engendrera une meilleure desserte », appuie le député vert'libéral Maxime Auchlin. Cette option a toutefois soulevé quelques craintes, qui ont poussé les députés à accepter un postulat par 49 oui, 34 non et 16 abstentions. Le texte demande au Conseil d’État de présenter sa vision à long terme incluant notamment la perspective d’une prolongation de la ligne de bus en France ou encore les mesures prévues en cas de retards dans la réalisation des travaux de la N20. « Il y a des questions qui nous semblaient importantes, comme l’élargissement de la mobilité transfrontalière ou les besoins de transports scolaires », souligne Emil Margot, député socialiste.
Emil Margot : « Il y a encore plusieurs questions qui n’ont pas de réponse. »
Du côté du Conseil d’État, on n’en démord pas. Ce postulat n’était pas forcément nécessaire et n’arrive pas au bon moment. « J’entends la volonté des députés d’avoir quelques garanties, mais ce texte est injustifié et est un peu trop pointilleux », estime la conseillère d’État Céline Vara.
Céline Vara : « La ligne arrivera en 2032, il est trop tôt pour pouvoir répondre à ces questions opérationnelles. »
À noter que la Confédération participera à l’entretien de la ligne entre Le Locle et les Brenets jusqu’à l’aboutissement du projet de bus en 2032, pour un montant annuel de 800'000 francs. /gjo













