Députés neuchâtelois pour une caisse maladie cantonale publique

Les députés neuchâtelois ont accepté mardi une motion des groupes socialiste et VertPOP demandant ...
Députés neuchâtelois pour une caisse maladie cantonale publique

Les députés neuchâtelois ont accepté mardi une motion des groupes socialiste et VertPOP demandant de créer une caisse publique cantonale ou intercantonale. Le texte a été approuvé par 51 oui, 48 non et une abstention.

Mardi, les députés neuchâtelois ont accepté une motion des groupes socialiste et VertPOP demandant de créer une caisse maladie publique cantonale ou intercantonale. (Photo d'illustration : archives) Mardi, les députés neuchâtelois ont accepté une motion des groupes socialiste et VertPOP demandant de créer une caisse maladie publique cantonale ou intercantonale. (Photo d'illustration : archives)

Les députés neuchâtelois ont accepté mardi une motion déposée par les groupes socialiste et VertPOP, demandant la création d’une caisse maladie publique cantonale ou intercantonale. Le texte a été adopté par 51 voix contre 48, avec une abstention. « Comme cette caisse publique ne sera pas unique, si elle est moins avantageuse que celles en mains privées, les citoyens pourront en choisir d'autres », a déclaré le socialiste Antoine de Montmollin, premier signataire de la motion.

Selon ce texte, l’introduction d’une caisse publique donnerait une possibilité aux citoyens, qui souhaitent que leurs primes d’assurance-maladie ne financent pas le marketing ou « les profits excessifs des caisses d’assurance ». Pour les motionnaires, un réseau intégré de soins permettrait des économies significatives grâce à une meilleure coordination, tout en garantissant l’accès aux soins.

Antoine de Montmollin, : « Selon les estimations à Genève, un projet comme celui-ci pourrait représenter moins 20% sur les primes. »

Le Conseil d'Etat aurait souhaité que la motion soit transformée en postulat. « On est favorable à une réflexion sur une caisse publique dans un réseau de soins intégrés. Vu l'ampleur et la complexité, il serait utile de s'appuyer sur les réflexions faites à Genève et d'avoir une dimension intercantonale », a expliqué Frédéric Mairy, conseiller d'Etat en charge de la santé.


Genève comme modèle

A Genève, des analyses sont en cours sur la viabilité financière d'un modèle d'assurance cantonale. « On devrait attendre ce qui se passe ailleurs. Laissons un canton riche comme Genève faire ses expériences, et nous canton pauvre, ne mettons pas la charrue avant les boeufs », a déclaré le PLR Blaise Courvoisier, opposé à la motion.

Selon lui, ce sont surtout les nombreux acteurs autour de la santé qui coûtent cher. Dans un autre débat du matin sur la politique de santé publique, le député a estimé qu'il faudra réfléchir à l'avenir à des limitations de moyens et de structures et à un standard plus simple et moins onéreux.

Pour l'UDC Raymond Clottu, les coûts ne vont pas baisser avec une caisse publique. Selon lui, une hausse d'impôts pourrait être nécessaire pour cette caisse financée en partie par l'Etat. /ATS-sma

Raymond Clottu : « C’est un leurre d’affirmer qu’une caisse publique permettra de maitriser les coûts de la santé. »


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