Une trentaine de fermes neuchâteloises sous surveillance

Le Canton va procéder à des contrôles complémentaires ces prochaines semaines pour éviter de ...
Une trentaine de fermes neuchâteloises sous surveillance

Le Canton va procéder à des contrôles complémentaires ces prochaines semaines pour éviter de nouveaux cas de maltraitance animale après celui détecté en janvier à La Chaux-du-Milieu. Il se focalise sur une trentaine d’exploitations agricoles identifiées comme fragiles.

Le Canton de Neuchâtel a identifié une trentaine d'exploitations agricoles susceptibles de connaître des problèmes sociaux. (Photo libre de droits : illustration.)  Le Canton de Neuchâtel a identifié une trentaine d'exploitations agricoles susceptibles de connaître des problèmes sociaux. (Photo libre de droits : illustration.)

Le Canton de Neuchâtel veut à tout prix éviter de nouvelles affaires de maltraitance animale. Après des cas graves début 2025 et en janvier dernier où environ une quinzaine de bêtes sont mortes ou ont dû être euthanasiées à La Chaux-du-Milieu, le Conseil d’État renforce encore son dispositif de traitement de la détresse paysanne. Il l’a annoncé le 23 janvier. Depuis, des séances de travail ont eu lieu entre divers intervenants. Des mesures pour mieux détecter, prévenir et accompagner les agriculteurs ont été décidées.

Laurent Favre, conseiller d’État en charge du développement territorial et de l’environnement, précise que « le système de contrôle agricole marche bien. Mais on constate dans l’agriculture, comme dans d’autres couches de la société, qu’environ 5% des familles sont socialement et financièrement fragilisées. Ça peut avoir un impact sur la détention des animaux. Et c’est à ce niveau-là, par un renforcement de la coordination entre les instances agricoles, les instances sociales et les Communes, qu’on souhaite davantage focaliser nos contrôles sur une trentaine d’exploitations qui possiblement connaîtraient des problèmes. » 

Laurent Favre : « On va faire des contrôles complémentaires en février et en mars pour s’assurer que la situation est correcte et bonne. »

Parmi les mesures du dispositif, une nouvelle formation est actuellement dispensée auprès des professionnels concernés. « Après une première édition en 2018, on a remis en place ces cours pour une cinquantaine de sentinelles - des professionnels de l’agriculture qui travaillent dans les services, mais aussi dans les organisations – pour détecter des situations de détresse », souligne Laurent Favre.

« Accompagner, informer, sensibiliser et quand c’est nécessaire, contrôler […] pour éviter toute maltraitance animale. »

Au-delà de renforcer la détection, qu’est-ce que le Canton peut faire pour améliorer le bien-être des personnes qui travaillent dans l’agriculture ? « Plusieurs acteurs peuvent jouer un rôle », répond le ministre neuchâtelois. « On peut penser aux acheteurs de produits agricoles pour que la rémunération des exploitations soit bonne et dès lors le bien-être social amélioré. Maintenant, le Canton joue aussi son rôle avec la Confédération dans des crédits importants pour l’amélioration des étables, pour le renforcement de la protection des animaux et de l’ergonomie au travail des familles paysannes. »

Le cas grave de maltraitance animale survenu le mois dernier à la Chaux-du-Milieu fait l’objet d’une dénonciation au Ministère public, précise encore le conseiller d’État Laurent Favre. /jpp


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