Gaza : Neuchâtel devra étudier les investissements

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Gaza : Neuchâtel devra étudier les investissements

Les députés neuchâtelois ont accepté mercredi à une voix près une motion du groupe socialiste sur Gaza. Le texte demande d'établir un état des lieux des investissements publics et parapublics présentant un lien direct ou indirect avec des entités étatiques ou paraétatiques israéliennes liées aux offensives militaires.

Neuchâtel devra étudier les investissements ayant un lien avec des entités israéliennes. (Photo : EPA/MOHAMMED SABER) Neuchâtel devra étudier les investissements ayant un lien avec des entités israéliennes. (Photo : EPA/MOHAMMED SABER)

Les députés neuchâtelois ont approuvé mercredi, à une voix près, une motion socialiste sur Gaza. Celle-ci demande d’établir un état des lieux des investissements publics et parapublics liés, directement ou indirectement, à des entités étatiques ou paraétatiques israéliennes impliquées dans les offensives militaires. « Prendre position par rapport à Gaza ne suffit pas. Il faut des actions concrètes. Le canton, engagé pour les droits humains depuis longtemps, doit faire un état des lieux des investissements et mettre sur pied un plan de désengagement progressif le cas échéant », a déclaré Pauline Schneider (PS).

L'état des lieux portera notamment sur les caisses de pensions, les établissements de droit public, les entreprises autonomes et toute structure placée sous contrôle du canton ou à participation majoritairement cantonale. Selon la motion, le retrait de ces investissements « vise à garantir que les fonds publics ne contribuent pas, même indirectement, à des violations du droit international humanitaire. »

La motion a été approuvée par 50 oui, 49 non et 1 abstention. La droite et le Conseil d'État y étaient opposés, estimant qu'elle nécessitera d'engager des ressources conséquentes pour la mettre en œuvre et d'éplucher de très nombreux investissements. « C’est un immense travail et aujourd’hui on ne sait pas comment on pourra le faire », précise la conseillère d’État Crystel Graf.

Des députés de droite se sont aussi demandé pourquoi d'autres conflits ou d'autres régions du monde n'étaient pas concernés par ce texte.

Crystel Graf : « À ce stade, c’est irréaliste de faire cette étude. »

Pétition : pas d'entrée en matière

Avant le vote de cette motion, le Grand Conseil a refusé une résolution sur Gaza, notamment pour des questions de calendrier et de pertinence pour certains députés de droite ou parce qu'elle n'allait pas assez loin pour d'autres de la gauche. Le texte a été au final refusé par 52 non, 24 oui et 24 abstentions.

Le Grand Conseil a accepté par 52 oui, 38 non et 9 abstentions de suivre la commission des pétitions et des grâces qui demandait de ne pas entrer en matière sur une pétition de novembre 2024, émanant de différents mouvements dont notamment du collectif Action Palestine et munie de 4437 signatures. La majorité des députés a estimé que les revendications n'étaient pas de compétence cantonale et que la situation a évolué depuis cette date. /ATS-jpp


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