Quatre demandes de crédits supplémentaires ont été acceptées mardi par les députés neuchâtelois pour pallier les imprévus, notamment la hausse des subsides et contentieux LAMal.
C’est devenu une tradition lors de la session de rentrée du Grand Conseil. Les députés neuchâtelois ont dû se prononcer mardi sur des demandes de crédits supplémentaires qui vont péjorer le compte de résultat 2025 de l’État. Elles concernent quatre domaines pour un montant de près de 23 millions de francs, partiellement compensé par des augmentations de revenus pour 5,1 millions. Les domaines concernés sont le Service de protection de l’adulte et de la jeunesse (SPAJ) pour les placements des mineurs en institution, le Service de l’enseignement obligatoire (SEEO) pour l’enseignement spécialisé et l’hébergement qui l’accompagne ainsi que le Service de l’action sociale (SASO) pour les charges relatives à l’aide matérielle délivrée par les services sociaux régionaux ainsi qu’aux subsides et contentieux LAMal. Dans ce dernier secteur, le crédit supplémentaire s’élève à 14,4 millions.
Le projet de décret a été accepté sans opposition par 95 voix - la marge de manœuvre sur ces dépenses légales étant nulles - mais avec quelques grincements de dents et inquiétudes. Le PLR Cédric Haldimann a relevé « deux mauvaises nouvelles : la péjoration des finances de l’État et la hausse des prestations complémentaires qui doivent nous interpeller. » La socialiste Nathalie Ljuslin a également évoqué que « ces crédits supplémentaires illustrent la hausse de la précarité dans notre canton. » Mireille Tissot-Daguette pour le groupe Vert’libéral a, de son côté, souligné l’aspect imprévisible « de ces demandes qui prouvent à quel point certains services doivent faire face à des aléas. » /jpp













