Régulation du loup : le canton ne peut pas abattre la meute de La Brévine

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Régulation du loup : le canton ne peut pas abattre la meute de La Brévine

La cohabitation avec le loup dans la Vallée de La Brévine n’est pas simple pour les éleveurs. Le canton tente d’alléger la pression qui pèse sur le bétail.

A La Brévine, le loup doit se tenir sur ses gardes. (Photo : libre de droits). A La Brévine, le loup doit se tenir sur ses gardes. (Photo : libre de droits).

Le sujet est émotionnel et hautement sensible : face au loup, les éleveurs de la Vallée de La Brévine se sentent désemparés. Depuis le mois d’août, le bétail est régulièrement victime d’attaques mortelles. Pour tenter de juguler ces prédations, le canton a obtenu mercredi dernier le feu vert fédéral de tirer quatre des six jeunes loups de la meute de La Brévine. Une autorisation qui n’a, pour l’instant, pas fait changer la donne : en fin de semaine, des éleveurs de la Vallée ont vu leur bétail attaqué à plusieurs reprises par des loups adultes.

Alors pourquoi ne pas prélever ces derniers ? « Il ne nous est pas possible d’intervenir sur les adultes », indique Christophe Noël. Mercredi matin à Couvet, le chef du Service de la faune dit comprendre le désarroi des éleveurs. Il rappelle aussi que la régulation se fait à l’échelle de l’Arc jurassien : « La Confédération a fixé un nombre de meutes qui doit être maintenu dans l’Arc jurassien. Et ce nombre est actuellement atteint. Donc nous ne pouvons pas intervenir de manière plus forte sur cette meute. »

Christophe Noël : « Nous ne pouvons pas prendre d’autres mesures que la régulation partielle. » 

Sur le terrain, le travail des garde-faunes est complexifié par des activistes pro-loup qui tentent d’éviter la réalisation des tirs. « Clairement, cela rend notre tâche très complexe » concède Christophe Noël. Le canton compte « néanmoins atteindre les objectifs de tir » d’ici à fin janvier. Et la Chambre neuchâteloise d’agriculture et de viticulture est à disposition des éleveurs afin de les conseiller quant aux mesures de protection. Enfin, l’Organisation pour la protection des alpages viendra prochainement en soutien aux agriculteurs de la Vallée de La Brévine.

« Les gardes font face à des activistes. »

Reste que, mercredi matin, les défenseurs du loup sont descendus dans la rue : une vingtaine de personnes a manifesté au Château de Neuchâtel. Ils espéraient convaincre le gouvernement d’abandonner les tirs.

Pour le Service de la faune, de la forêt et de la nature, la cohabitation des éleveurs de bétail avec le loup sera possible, mais seulement en réunissant trois conditions : la protection des troupeaux, l’indemnisation des dommages et la régulation. /aju

« Le plan de mesures est de qualité. »


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