Defend the Wolf va continuer ses rondes nocturnes dans le canton de Neuchâtel

Bien reçue ou pas, l’association de défense du loup poursuit son travail sur le terrain, à ...
Defend the Wolf va continuer ses rondes nocturnes dans le canton de Neuchâtel

Bien reçue ou pas, l’association de défense du loup poursuit son travail sur le terrain, à tenter d’empêcher des attaques de bovins, à documenter ses observations, à sensibiliser les gens.

Une carcasse de bovin découverte en août 2026 dans le canton de Neuchâtel. (Photo : Loïc Chevalier) Une carcasse de bovin découverte en août 2026 dans le canton de Neuchâtel. (Photo : Loïc Chevalier)

Defend the Wolf. Littéralement, défendre le loup. Pour certains, les membres de l’association qui se soucie de l’animal responsable de morts bovines dans les prés neuchâtelois depuis plusieurs étés parlent une langue étrangère. Mais eux continuent leurs rondes de nuit sur le terrain pour dissuader le prédateur de s’en prendre une fois de plus aux troupeaux. Dans l’espoir, aussi, que le loup échappe à la mort au bout du fusil. Ils documentent ce qu’ils voient et sensibilisent la population. Nous leur avons donné la parole, entre deux autorisations de tir du mâle alpha de la meute de la vallée de La Brévine.

Accusés d’entraver le travail des gardes-faunes, ces bénévoles se défendent. « Si on dérange les gardes-faunes, j’espère qu’ils viendront se signaler. On ne peut pas toujours savoir où ils sont… Notre but n’est pas d’entraver un tir. On ne peut pas s’y opposer », admet Loïc Chevalier, coresponsable de l’antenne neuchâteloise de Defend the Wolf.

« Un soir, on a aperçu un Monsieur avec une lampe de poche près d’une maison. Mais il ne s’est pas signalé, il n’a rien dit, donc on ne sait pas si on l’a dérangé ou pas, si c’était un garde ou pas… Tout ce que je sais, c’est que le monsieur est parti », illustre Loïc Chevalier. Le but, c’est bien sûr d’empêcher qu’un tir soit nécessaire, mais on ne peut pas non plus se mettre hors-la-loi », précise-t-il. 

Loïc Chevalier : « On ne peut pas se mettre hors-la-loi. »

Cela n’empêche pas Loïc Chevalier de questionner les pratiques. « On a découvert une carcasse de bovin le 26 août. Elle est restée jusqu’au 29 sans bâche, sans rien, au bord d’un chemin pédestre, avec des vaches pâturant autour. On trouve que ce n’est pas très correct, [avec les maladies possibles. Et ça peut choquer] » décrit Loïc Chevalier. « Devant la carcasse, il y avait des pièges photographiques du service de la faune...», présume-t-il.

« On a découvert une carcasse laissée sans bâche [durant quatre jours] au bord d'un chemin pédestre. »

Le chef du SFFN, Christophe Noël, ne commente pas cette information. Il assure cependant que le service agit dans les règles. /yca-vco


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