La Cour pénale neuchâteloise a rendu son verdict vendredi dans l’affaire du kidnapping et du passage à tabac d’un jeune homme à La Chaux-de-Fonds par quatre membres d’une bande rivale de Bienne.
« Ces affrontements n’ont rien à voir avec la guerre des boutons évoqués par les avocats dans leur plaidoirie. Pour la Cour pénale de Neuchâtel les faits sont très graves. Elle a rendu son verdict vendredi dans l’une des affaires d’affrontements entre bandes des Montagnes neuchâteloises et de Bienne qui occupe la justice depuis mercredi. Jugeant les peines prononcées par le Tribunal criminel trop faibles, le Ministère public a fait appel contre la condamnation de quatre jeunes biennois accusés d’avoir capturé, tabassé, jeté dans un coffre et abandonné à Douanne un rival de la bande des Montagnes neuchâteloises en avril 2021.
Trois membres de la bande biennoise ont été reconnus coupables d’agression et séquestration. Pour deux d’entre eux, le chef d’accusation de brigandage - pour avoir menacé à l’aide de machettes et volé le lendemain des membres de la bande adverse - s’est ajouté. Leur peine a été alourdie. Ils écopent de sursis partiel, soit 36 mois de prison dont dix et six mois ferme. Le troisième est condamné à 23 mois avec sursis pendant trois ans, c’est un peu moins qu’en première instance. Un quatrième prévenu écope lui de neuf mois avec sursis durant deux ans, une condamnation identique à celle déjà prononcée. Mais dans tous les cas les peines prononcées sont moins élevées que celles requises par la Procureure, parce que la prévention de rixe n’a pas été retenue.
La Cour pénale a, par ailleurs, renoncé à l’expulsion de cinq ans du territoire suisse qui était demandé pour deux prévenus pour des aspects techniques, car ils sont incriminés dans l’affaire du Loclois tué à Lausanne en septembre 2021. « Vous n’êtes pas tiré d’affaire », a prévenu le président du Tribunal cantonal. /jpp









