Violences entre bandes rivales : verdict en appel vendredi

Les quatre Biennois qui sont jugés en appel depuis mercredi au Château de Neuchâtel seront ...
Violences entre bandes rivales : verdict en appel vendredi

Les quatre Biennois qui sont jugés en appel depuis mercredi au Château de Neuchâtel seront fixés sur leur sort vendredi matin. En 2021, ils avaient enlevé et séquestré un jeune Chaux-de-Fonnier.

La Cour pénale neuchâteloise rendra son verdict vendredi. (Photo libre de droit) La Cour pénale neuchâteloise rendra son verdict vendredi. (Photo libre de droit)

Y a-t-il eu rixe au soir du 11 avril 2021 dans le quartier de l’Esplanade à La Chaux-de-Fonds ? Les avis divergent. Oui, estime le Ministère public, non, affirment les avocats de quatre Biennois. Ils étaient réunis mercredi et jeudi matin en audience au Château de Neuchâtel. La Cour pénale est chargée de rejuger cette affaire en lien avec l’escalade de violence entre deux bandes rivales, l’une chaux-de-fonnière et l’autre biennoise. En avril 2021, le groupe de Seelandais était venu dans la Métropole horlogère enlever et séquestrer un adversaire.

C’est le Ministère public qui a déposé un recours à la suite du premier jugement en mars 2024. Il l’estimait trop clément. Le Tribunal criminel avait écarté plusieurs préventions, dont celle de rixe. Les prévenus avaient écopé de peines allant de 9 à 27 mois de prison assortis de sursis partiel ou total. Insuffisant pour la Procureure qui a tenté de démontrer dans son réquisitoire mercredi que ces jeunes se faisaient justice eux-mêmes, se rendant coup pour coup et que rixe il y avait bien eu. De son point de vue, la sanction doit être alourdie. Elle a réclamé des peines jusqu’à 56 mois de prison ferme et l’expulsion du pays pour deux des prévenus.

De quoi faire bondir les avocats de la défense. Jeudi, c’est eux qui ont pris la parole devant la Cour pénale. Plus d’une fois, on a entendu que le jugement de première instance était mesuré et équilibré. « Il aurait pu clore cette affaire. L’appel du Ministère public est ressenti par mon client comme un acharnement », a déclaré l’un d’eux. Durant la matinée, les hommes de loi ont rappelé tour à tour le contexte, évoquant des jeunes à peine adultes, « immatures, aux parcours scolaires compliqués ». « On était en pleine crise Covid, une période particulièrement néfaste pour la jeunesse ». « Des jeunes emportés par le groupe et qui ont franchi la limite ». Tous rejettent la prévention de rixe. Ils rappellent que nombre de participants, biennois et chaux-de-fonniers, ont contesté le fait qu’il y a eu une bagarre. Ils ont réclamé à la Cour pénale des peines « porteuses d’espoir » avec sursis et le renoncement à l’expulsion.

Les quatre Biennois seront fixés sur leur sort vendredi matin, en tout cas pour ce qui concerne le volet neuchâtelois de cette affaire. Deux des accusés sont aussi impliqués dans l’altercation qui avait coûté la vie à un Loclois, en septembre 2021 au Flon à Lausanne. Pour ce volet, l’instruction n’est pas encore close. /cwi


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