Expédition punitive : Biennois devant la Cour pénale neuchâteloise

Rixe, contrainte et enlèvement, la Cour pénale neuchâteloise se penche sur le cas de quatre ...
Expédition punitive : Biennois devant la Cour pénale neuchâteloise

Rixe, contrainte et enlèvement, la Cour pénale neuchâteloise se penche sur le cas de quatre Biennois. Ils avaient mené une action de représailles à La Chaux-de-Fonds.

La Cour pénale neuchâteloise a été saisie d'un recours dans l'un des volets de l'affaire des bandes rivales chaux-de-fonnière et biennoise. (Photo libre de droits : illustration). La Cour pénale neuchâteloise a été saisie d'un recours dans l'un des volets de l'affaire des bandes rivales chaux-de-fonnière et biennoise. (Photo libre de droits : illustration).

La justice neuchâteloise s’est à nouveau saisie d’un des volets de l’affaire des bandes rivales biennoise et chaux-de-fonnière qui ont secoué la région notamment au printemps 2021. Le Tribunal cantonal siégeait mercredi au château de Neuchâtel pour s’occuper d’un recours déposé par le Ministère public.

L’affaire est vaste et le volet qui occupe jusqu’à vendredi la Cour pénale concerne quatre jeunes Biennois. En avril 2021, ils étaient venus dans la Métropole horlogère mener une action de représailles, à la suite de l’agression, de l’enlèvement et de la séquestration de l’un des leurs, quelques semaines plus tôt. L’expédition punitive s’était soldée par le même genre de délit à l’encontre d’un Chaux-de-Fonnier.

En première instance, en mars 2024, le Tribunal criminel des Montagnes et du Val-de-Ruz s’était montré plus clément que ce que réclamait le Ministère public. Il avait notamment renoncé à l’expulsion du territoire pour deux prévenus d’origine étrangère. Finalement, les quatre accusés avaient été condamnés à des peines entre 9 et 27 mois de prison. Deux d’entre eux, ceux qui avaient écopé des sanctions les plus sévères, avaient été condamnés à de la prison ferme : 6 mois.

Ce mercredi, après l’audition des trois prévenus, le quatrième ne s’étant pas présenté, la procureure a pris la parole. Elle a demandé à la justice de répondre « à la hauteur de l’extrême violence déployée aux moments des faits ». Elle a souligné « l’instruction laborieuse, compliquée par les prévenus et leurs camarades qui ont privilégié l’omerta ».

À l’issue de son réquisitoire, elle a demandé des peines de prison ferme, allant de 42 à 56 mois et l’expulsion du territoire suisse pendant 5 ans pour les deux jeunes concernés. Pour celui qui ne s’est pas présenté et qui ne répond pas de rixe, d’agression et de contrainte, le Ministère public a requis 17 mois de peine privative de liberté avec un sursis de 2 ans.

Jeudi, ce sont les avocats de la défense qui prendront la parole pour les plaidoiries. /cwi


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