Neuchâtel va se protéger contre les dangers naturels

Le Grand Conseil a accepté mardi trois crédits d’engagement pour mettre en œuvre des lois fédérales ...
Neuchâtel va se protéger contre les dangers naturels

Le Grand Conseil a accepté mardi trois crédits d’engagement pour mettre en œuvre des lois fédérales. Ils concernent la protection contre les catastrophes naturelles, contre les crues et pour la revitalisation des eaux et portent sur la période 2025-2028 et s’élèvent au total à un peu plus de 8,6 millions de francs.

Les mesures de ces trois projets ont pour but d'éviter de revivre des inondations comme celles de Cressier le 22 juin 2021. (Photo : archives) Les mesures de ces trois projets ont pour but d'éviter de revivre des inondations comme celles de Cressier le 22 juin 2021. (Photo : archives)

Le canton de Neuchâtel veut éviter de revivre des catastrophes naturelles telles que celles qui ont touché Cressier ou Dombresson. Le Grand Conseil a accepté trois décrets pour se prémunir contre les dangers naturels. Tous ont pour but la mise en œuvre d’articles de différentes loi fédérales pour la période de 2025 à 2028. Dans les prises de positions mardi en fin d’après-midi, tous les groupes ont relevé la nécessité de prendre des mesures de protection, après avoir vécu des événements extrêmes dans la région ces dernières années.

Le premier décret à trait à la protection contre les crues, lié à la loi fédérale sur l’aménagement des cours d’eau. Le parlement cantonal a validé sans opposition le crédit d’engagement de 3,8 millions de francs.

Le deuxième décret porte sur un crédit d’engagement de 2'408'400 francs pour la mise en œuvre de l’article portant sur la protection contre les catastrophes naturelles de la loi fédérale sur les forêts. Il a également été accepté par les députés sans opposition.


Un outil utile, mais peu utilisé

Le troisième texte soumis au vote dans cet objet a nourrit quelques débats. Le décret demande un crédit d’engagement de 2'417'000 francs pour la revitalisation des eaux, selon l’article de la loi fédérale sur la protection des eaux. L’UDC a proposé via un amendement de supprimer deux articles faisant figurer le droit d’expropriation. Les députés de gauche ont majoritairement relevé qu’ils faisaient confiance au Conseil d’État pour qu’il n’utilise cette mesure quand dernière nécessité. Un avis partagé par une minorité du PLR. La majorité des libéraux-radicaux estimant qu’il était possible de réaliser correctement les mesures de ce projet sans avoir recours à des expropriations. Le conseiller d’État Laurent Favre a tenu à rassurer le parlement, précisant que cet outil était dans de nombreuses lois, notamment routière, mais que « en bientôt 11 ans, on ne l’a jamais utilisé, on arrive presque toujours à se mettre d’accord à l’amiable ». Un argument qui a convaincu la majorité du Grand Conseil puisque l’amendement a été refusé par 62 non et 35 oui et le crédit d’engagement validé par 82 oui 13 non et 4 abstentions. /lgn


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