Tudor met la main sur l’ancienne usine Aciera au Locle. L’entreprise horlogère confirme avoir acheté deux parcelles, totalisant plus de 6’000m2, qui se situent en face de sa manufacture. Questionnée sur les raisons de cette acquisition, l’entreprise explique « qu’elle n’est pas liée à un projet de développement spécifique à moyen terme. Il s’agit en effet pour Tudor de constituer une réserve foncière aux abords directs du site existant. » La marque horlogère n’en dira pas plus.
Le Conseil d’État accompagne ce dossier depuis 2024, explique Laurent Favre. Pour le chef du développement territorial et de l’environnement, « c’est une très bonne nouvelle, car cette friche ne fait plaisir à personne ». Et d’ajouter « qu’il se réjouit de cette transaction qui permet d’assainir une friche industrielle et de régler une situation de pollution des sols. Même si d’abord il s’agira pour Tudor de faire place nette, c’est une étape incontournable pour créer une précieuse réserve à bâtir pour un potentiel développement industriel à futur ainsi que pour renforcer l’attractivité économique des Montagnes neuchâteloises. »
Interrogé sur le type de pollution, Laurent Favre répond « qu’il s’agit d’un mix de substances sur un site pollué officiel ». Quant aux coûts de cet assainissement, aucune somme n’est articulée. « Mais le Canton participera, les fonds fédéraux seront sollicités et Tudor contribuera aussi », précise le conseiller d’État. Les travaux de déconstruction et de dépollution devraient commencer dès 2026. /jpp













