Les propositions du Conseil d’État ne plaisent ni à la gauche ni à la droite

Le gouvernement neuchâtelois a présenté en début de semaine des mesures en faveur du pouvoir ...
Les propositions du Conseil d’État ne plaisent ni à la gauche ni à la droite

Le gouvernement neuchâtelois a présenté en début de semaine des mesures en faveur du pouvoir d’achat, en réponse à trois initiatives populaires. Les initiants estiment qu'elles ne répondent qu’en partie à leurs textes.

Les députés doivent se prononcer sur ces trois initiatives et leurs contre-projets.  Les députés doivent se prononcer sur ces trois initiatives et leurs contre-projets. 

Les mesures proposées ne répondent pas aux souhaits des initiants. Le Conseil d’État neuchâtelois a présenté en début de semaine un paquet de mesures pour répondre à trois textes déposés par le parti libéral-radical et le parti socialiste. Deux d’entre elles concernent les primes d'assurance-maladie, la dernière demande la suppression de l’impôt sur les successions. Le Conseil d’État chiffre le cout de ces initiatives à 110 millions de francs par année, contre 62 millions pour son paquet. Sauf qu’il ne satisfait ni à gauche ni à droite. Francis Krähenbühl, président du parti libéral-radical neuchâtelois, regrette que le Conseil d’État maintienne l’impôt sur les successions. Quant aux déductions fiscales pour l’assurance-maladie, elles vont beaucoup moins loin que ce que demande le texte de la droite.

Francis Krähenbühl : « Il y a certes une amélioration des conditions, mais le Conseil d’État souhaite maintenir cet impôt. »

Romain Dubois, le président du parti socialiste neuchâtelois, estime lui aussi que les propositions du Conseil d’État ne vont pas assez loin par rapport à l’initiative du PS. Mais surtout, elles profiteront pour 2/3 aux plus hauts revenus du canton. Romain Dubois salue en revanche la volonté du gouvernement de trouver des solutions.

Romain Dubois : « Ces montants vont être en partie distribués à des personnes qui n’en ont pas besoin. »

Les discussions risquent d’être animées au Grand Conseil. Le législatif cantonal devra se prononcer à la majorité qualifiée des 3/5e sur les trois contre-projets du Conseil d’État. Le PS attend de voir les compromis qui pourraient être trouvés, mais s’il n’est pas satisfait, il maintiendra son initiative.

Romain Dubois : « Si les solutions ne sont pas satisfaisantes, on ira devant la population. »

À ces deux initiatives, le PLR en ajoute une troisième. Elle a été déposée ce vendredi matin à la Chancellerie d’État munie de 6'800 signatures alors qu’il en fallait 4'500. Le texte demande de réduire les impôts de 10%. Un manque pour l’État qui s’ajouterait au 62, voir 110 millions de francs des initiatives. /sma

Francis Krähenbühl : « On considère que cette baisse d’impôts peut s’autofinancer parce que l’exode fiscal coute extrêmement cher. »


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