Face à la hausse du coût de la vie et en réponse à trois initiatives cantonales, le Conseil d’État neuchâtelois présente un paquet de mesures à hauteur de 61,8 millions de francs pour soulager la population sans mettre en danger la santé des finances publiques.
Neuchâtel réagit face à la hausse du coût de la vie. Le Conseil d’État dévoile ce mercredi un ensemble de mesures sociales et fiscales destinées à renforcer le pouvoir d’achat des ménages neuchâtelois. Cette proposition répond à trois initiatives cantonales centrées sur les primes maladie et la fiscalité et plusieurs projets de loi déposés au Grand Conseil. Devisé à 61,8 millions de francs, ce paquet a pour objectif de « trouver un équilibre entre la nécessité de garantir des finances publiques saines et le besoin d’apporter une réponse à la diminution du pouvoir d’achat de la population », indique le Conseil d’État.
Dans son rapport, le gouvernement neuchâtelois propose notamment d’introduire un subside spécifique pour les bénéficiaires dont la charge nette des primes serait supérieure à 13% du revenu déterminant, d’augmenter la déduction forfaitaire des primes et d’adapter la déduction pour les bas revenus. Le Conseil d’État propose également des mesures fiscales, comme l’augmentation de la franchise de 50'000 à 750'000 pour le calcul de l’impôt en cas de succession pour chaque part héritée, la pérennisation des mesures 2024 et 2025 sur le barème fiscal des personnes physiques ainsi que l’abaissement de 1% supplémentaire pour les catégories de revenus entre 41'200 et 164'800 francs.
Florence Nater : « Préserver le soutien aux plus fragiles et élargir un peu le cercle des bénéficiaires pour prendre un peu plus de ménages ou d’assurés de la classe moyenne inférieure. »
Prudence budgétaire
Ces propositions font suite à trois initiatives - l’initiative constitutionnelle populaire cantonale « Primes maladie : stop à la hausse ! », l’initiative législative populaire « Pour augmenter les déductions fiscales pour l’assurance-maladie » et l’initiative législative populaire « Pour la suppression de l’impôt sur les successions et sur les donations entre vifs concernant les héritiers de la 1ère parentèle » et sept projets de loi déposés au Grand Conseil. Si ces différents textes devaient être mis en œuvre, le coût s’élèverait à 110 millions de francs par an. « Un tel montant ne serait pas supportable, ni aujourd’hui, ni durablement, pour les finances publiques », précise le Conseil d’État qui recommande de rejeter les trois initiatives cantonales. Ce dernier rappelle que « les perspectives financières appellent au maintien d’une grande rigueur d’autant qu’elles dépendent fortement de certaines sources de revenus sur lesquelles l’État n’a aucune influence directe ». Selon le gouvernement, ces mesures représentent ainsi un défi « conséquent » qui permettra toutefois de renforcer l’attractivité du canton et de soutenir les ménages les plus fragiles. /comm-gtr-jpp











