Le législatif de Val-de-Ruz a accepté d’investir 24 millions de francs sur cinq ans en vue d’améliorer le réseau de distribution très vétuste de la commune ainsi que d’assainir les collecteurs d’eaux usées et claires.
Ah l’eau… ça n’a pas de prix ! Le Conseil général de Val-de-Ruz s’est penché lundi sur deux volumineux rapports qui ont trait à l’approvisionnement en eau de la commune (PGA) et à la mise en œuvre du plan général d’évacuation des eaux en amont et en aval de la STEP des Quarres, à Engollon (PGEE). Ces rapports ont fait l’objet de deux demandes de crédits-cadre pour des montants respectifs de 14 et 10 millions de francs sur cinq ans (2025-2029), ce qui représente un investissement annuel moyen de 4,8 millions de francs. Conseiller communal à la tête du dicastère des eaux, Daniel Geiser a insisté sur la nécessité de réaliser ces investissements qui sont considérables: « L’aspect le plus délicat a trait au vieillissement de notre réseau de distribution que l’on peut qualifier d’ancien, pour ne pas dire très ancien. » Et pour cause…
Le réseau de conduites de distribution de Val-de-Ruz se caractérise par sa vétusté : plus de la moitié est constitué de tuyaux en fonte grise âgés de plus de cinquante ans au minimum. Le taux de fuite s’élève à 33% : « C’est énorme », relève encore Daniel Geiser. « Les pertes sont alarmantes », a ajouté de son côté Laurent Debrot, le porte-parole du groupe Vert-Vert’libéral. En résumé, le tiers de l’eau potable injecté dans le réseau s’envole dans la nature avant d’arriver dans les robinets.
Daniel Geiser : « Le reste est reparti dans la nature ou non comptabilisé »
Dans le rapport du Conseil communal, il est aussi brièvement fait état du raccordement du Pâquier. Le village est actuellement alimenté par une seule source. En période d’étiage, il est nécessaire d’apporter de l’eau par camions-citernes pour répondre au besoin de la population. Cette situation n’est pas satisfaisante : « Il y a deux solutions, On peut tirer une conduite depuis Dombresson, ce qui coûterait excessivement cher en regard du nombre d’habitants au Pâquier », explique Daniel Geiser. « L’idée est plutôt de pouvoir s’approvisionner sur place et d’étudier un captage local. »
« On irait plus en profondeur »
Si 24 millions sont investis sur cinq ans rien que pour l’eau, ces importants montants ne seront pas sans incidence sur les finances communales : « Le prix de l’eau devra être à terme adapté », a insisté Johan Matthey-de-l’Endroit, porte-parole de la commission financière. /mne